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‹‹ Les positionnements se feront selon la capacité de chacun » (Aké Natondé)

Invité sur 90 mn au Bénin de ce dimanche 23 septembre 2018, l’honorable Aké Natondé a fait sa lecture de l’actualité. C’est à travers le thème : « Les blocs de la mouvance présidentielle face aux enjeux des élections législatives ».

Le député a abordé au cours de l’émission sur l’Ortb le processus de formation des blocs de la mouvance. Selon lui, les blocs s’étaient constitués de façon à ce qu’il y ait un bloc du nord, l’autre du sud, celui des jeunes. Mais le chef de l’Etat à faire appel à tout le monde pour discuter afin de voir clair. Le chef de l’Etat a donc dit qu’il ne veut pas qu’il ait le bloc du nord et du sud. C’est comme cela on a discuté pour trouver une solution. « Aujourd’hui dans la majorité parlementaire, il y aura deux blocs pour les législatives de 2019. C’est la joie au cœur que les dispositions ont eu lieu et les décisions sont prises », avoue-t-il. Aké Natondé martèle que « personne n’a imposé quelque chose aux partis ». Il explique que « le chef de l’Etat a fait des observations et les discussions ont lieu après, en toute transparence. Nous avons pensé qu’il faille aller dans ce sens pour mettre fin à la désacralisation des partis politiques ».

La réorganisation des blocs permettra de mieux gérer les dissidences et de fédérer les forces pour une large victoire. A savoir la frustration des jeunes de la mouvance et écartée par les anciens n’est pas réel selon le député.

D’abord, il estime que « Nous avons voulu faire une réforme constitutionnelle pour que 24 femmes soient représentées au parlement et les gens ont noyé cela ». Maintenant pour les jeunes, il pense qu’ « On ne positionne que des gens qui sont capables de rafler un grand nombre de personnes ». Pour lui, « Si les jeunes n’ont pas cette capacité, il ne peut être positionné. Si le jeune n’a pu impacter son électorat positivement, il ne pourra pas passer ». Il se réjouit que « les jeunes qui ont constitué leur camp ont commencé par s’allier aux deux blocs et les positionnements se feront selon la capacité de chacun ».

Le combat de prospérité

Le député est confiant que beaucoup de choses sont réformées. Il se dit rassuré que cela changera l’image du pays. Et pour cela, Aké Natondé adhère à ces réformes qui constituent une avancée pour le pays. « Je suis progressiste et nous voulons les progrès pour notre pays. Nous voulons des réformes et dès lors que le chef de l’Etat veut des réformes et fait des réformes, nous allons l’accompagner », affirme Aké Natondé.

Semon lui, les actions sont visibles et le peuple est au courant de ce qui se passe. « Je pense qu’au Bénin, le peuple est mûr et observe au-delà des critiques sur les réseaux sociaux », assure-t-il. Le député soutient que « les réformes sont importantes et quand ça se fait, elles font leurs effets ». Quant à la réforme politique, le député affirme que « désormais la vie politique sera animée par des grands partis. Il n’y aura plus de micro partis ».

Pour ce qui est de l’exclusion avancée par certains, l’honorable soutient que « le quitus fiscal n’est pas fait pour bloquer quelqu’un. Si quelqu’un paie ses impôts, il n’est pas question qu’il n’ait pas son quitus ».

Pour le quota imposé désormais aux différentes élections, le député estime que « pour les législatives, il y a 83 députés à élire et il y a une liste. Chaque candidat doit dépenser au plus 30 millions. Pour la caution, on a dit que celui qui peut dépenser 30 millions peut déposer comme caution 10% », explique-t-il. Il ajoute néanmoins que « lorsque la liste obtient 10%, vous êtes remboursés mais si vous n’aviez pas les 10% vous perdez vos sous et cela permet à certains de ne plus revenir pour amuser la galerie ».

Par rapport à la présidentielle, le député soutient que « pour le chef de l’Etat, il doit être porté par des gens qui peuvent contribuer au payement de sa caution. Pour être élu, il faut 1.500.000 pour voter pour vous, et si tous ces partisans cotisent pour vous, vous pouvez facilement payer la caution. Dans la loi, il est dit qu’il faut dépenser jusqu’à 2,5 milliards FCFA et pour payer une caution de 10% ce n’est pas exagéré ».

Aké Natondé reste confiant puisqu’il soutient qu’« à partir de maintenant, les choses vont changer ». Pour lui, « la charte actuelle sera appliquée à la lettre puisqu’avant c’était le ministère qui s’occupait de cela et la Céna organise seulement les élections. Aujourd’hui, la Céna contrôle aussi la vie des partis. Si un parti ne participe pas aux élections, il ne bénéficie pas des financements publics ».

Par rapport au budget 2019 du parlement, il pense que les députés ont exagéré en l’augmentant jusqu’à 99%. M. Natondé souhaite que l’Assemblée se conforme à la volonté de l’Exécutif puisque leur autonomie ne veut pas dire l’autonomie budgétaire.

Pour la loi sur la grève, il se demande si « On peut développer un pays rien qu’avec les grèves ? ». Il refuse qu’il s’agisse d’une vengeance contre les confédérations et les travailleurs. « Il n’y a aucune idée de vengeance derrière la limitation de la grève ». Pour Aké Natondé, « Nous avons intérêt à accompagner le chef de l’Etat. Il vient de faire deux ans et il a démontré son leadership. Quand ça ne va pas, il cherche la solution », conclut-il.

Giscard AMOUSSOU

Source: 24haubenin

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