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Manu Dibango: La Presse culturelle africaine salue ta mémoire

Grande est la consternation des Journalistes Culturels d’Afrique en Réseau (JOCAR) face à la nouvelle du décès de Manu Dibango, saxophoniste, roi du soul makossa, grande icône de la musique africaine. Selon les informations officielles, Manu Dibango, Emmanuel N’Djoké Dibango à l’état civil, a été emporté par le Covid 19, ce mardi 24 mars 2020 à l’âge de 86 ans.

« La nuit s’étend ainsi sur le continent noir en plein jour. Une ‘’nuit’’ gorgée de pleurs et de larmes abondantes avec cette disparition inattendue de l’artiste au talent incommensurable. Qui mieux que Manu Dibango a su dompter le saxophone en Afrique, un instrument à vent exceptionnel ? Qui mieux que lui a su faire donner une coloration jazzique aux sonorités africaines ? Qui mieux que lui a su internationaliser le makossa ? Personnellement, j’ai connu Manu Dibango lors du colloque préparatoire du 3ème Festival Mondial des Arts Nègres (FESMAN) à Dakar du 2 au 4 mars 2009. Nous avions travaillé activement à finaliser le contenu artistique et intellectuel du FESMAN aux côtés d’autres sommités comme Elikia Mbokolo (professeur d’universités), Noureini Tidjani-Serpos (alors directeur adjoint de l’Unesco), Iba Der Thiam (historien), Stanislas Spero Adotévi (anthropologue), Abdallahi Uba Adamu (professeur d’université d’Ibadan)… C’est à cette occasion que j’ai véritablement côtoyé l’illustre artiste. Un homme sympathique, sociable qui n’est pas imbu de sa notoriété. Mais également un grand débatteur, juste dans les propos et infatigable défenseur du panafricanisme. J’ai appris que des choses se mettaient déjà en place au Cameroun pour la célébration avec faste de ses 90 ans en décembre 2023. Mais c’était sans savoir que le malin et cynique coronavirus allait interrompre brutalement cette belle initiative. Quel dommage ! Les Journalistes Culturels d’Afrique en Réseau, par ma voix, s’inclinent devant la mémoire de cette icône de la musique africaine, mondialement connue et reconnue. Nous présentons nos condoléances à sa famille, au peuple camerounais ainsi qu’à tous ses fans de par le monde ».

 

Fortuné Sossa (Le président du réseau des journalistes culturels d’Afrique)

Source: matin libre

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