27ème journée mondiale de lutte contre la désertification: Le modèle de Djèhoué célébré à Agbangnizoun

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La 27ème édition de la journée mondiale de lutte contre la désertification a posé ses valises dans la ferme privée de Dah Djèhoué. Elle a été célébrée, le jeudi 17 juin dernier à Towéta, dans l’arrondissement de Tanvè, commune d’Agbangnizoun. Présidée par le préfet du département du Zou, elle a connu la présence du Directeur Général des eaux, forêts et chasse, des maires d’Agbangnizoun et d’Abomey, des personnalités du ministère de cadre de vie.

 

Les efforts de Dah Djèhoué alias Patrice Fèliho sont enfin couronnés de succès. Après une dizaine d’années de dur labeur, la ferme “Djèhoué” bénéficie désormais  d’une attention particulière du Gouvernement en vue de l’encourager à poursuivre ses actions en faveur de la restauration de la biodiversité. Le premier acte de cet appui de l’Etat est le choix du site pour abriter la 27ème édition de la journée mondiale de lutte contre la désertification placée sous le thème : <<Restauration, Terres, Reprise.>> Ce site à l’honneur s’étend, selon les estimations du Chef de l’inspection forestière (Cif) du Zou, le Colonel Vincent de Paul Béhanzin, sur une superficie d’environ 200 hectares. Il comporte des jachères très dégradées du point de vue couverture végétale. C’est ce qui justifie l’accompagnement du promoteur par l’Etat dans son élan de préservation de la biodiversité et pour lui offrir au même moment des possibilités économiques. A l’en croire, cet accompagnement public exige la réalisation d’un reboisement en plein de cinq hectares avec 12500 plants composés de tecks, de Gmelina et des essences autochtones telles que le baobab, le néré, le Ceiba et le Caïlcédrat. Tout ceci a été formalisé par la signature d’une convention, le deuxième acte qui concrétise la volonté du Gouvernement. Pour Dah Djèhoué, c’est un nouveau jour qui s’élève sur sa ferme et à travers lui tous les autres acteurs privés. <<En m’honorant ce jour, c’est un message fort qui est lancé à l’endroit de tous les acteurs privés qui posent des actions majeures dans la lutte contre la désertification>>, a-t-il souligné. Au-delà d’une simple joie, cet appui, dira-t-il, est un appel à participer davantage au combat pour la régénérescence du couvert végétal et le bien-être de la population. Le maire de la commune hôte, a salué le choix porté sur Agbangnizoun pour abriter cet événement étant donné que sa commune, comme bien d’autres, est sous la menace  des actions anthropiques. Jadis, un  réservoir d’antilopes, c’est-à-dire “Agbanlinzoun”, elle s’est dépourvue totalement de cet écosystème à cause de la pression de l’homme sur son environnement. Pour lui, la présente journée permettra donc d’attirer  l’attention des élus locaux sur le rôle qui est le leur dans la restauration des terres de leur localité. Ainsi, il a plaidé afin qu’une subvention soit allouée aux communes pour soutenir les initiatives de lutte contre la désertification à la base.

Faisant l’apologie de ladite journée, le Directeur général des eaux, forêts et chasse (Dgefc), Rémi Hêfoumè, a rappelé qu’elle a été instituée en 1992, à l’issue de la conférence de Rio. Elle vise la mobilisation des efforts en faveur de la protection et de la restauration de l’écosystème naturels. En procédant au lancement de cette journée, le préfet, Firmin Aimée Kouton, s’est appesanti sur les différentes actions menées par le Gouvernement pour freiner l’allure de la déforestation et  atténuer ses impacts sur les terres. Après avoir souligné l’importance des terres, l’autorité de tutelle a rassuré  que, par le biais de la note politique sur la neutralité en matière de la dégradation des terres et le plan d’action nationale de la gestion durable des terres, l’Etat mène des démarches pour inverser la tendance en vue de l’atteinte de Objectifs du développement durable en sa cible 15.3. Quelques plants ont été par la suite mis en terre par les officiels pour matérialiser la journée.

Z.T

Société – Matin Libre

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