Atelier d’appropriation en matière de la sécurité sociale: Outiller les collectivités territoriales à mieux exercer leurs compétences

0 0

Les maires, les élus communaux et des personnes  ressources sont conviés à un atelier d’appropriation en matière de la sécurité sociale. Il se tient à Bohicon depuis hier, mardi 22 juin 2021, avec le soutien de la Banque mondiale à travers le projet d’Appui aux communes et aux communautés  pour l’extension des services sociaux (Access).

 

Rôles et responsabilités des communes en matière de sécurité sociale. C’est  cette thématique qui a focalisé l’attention  des participants  tout au long de cette rencontre.  Elle vise à réfléchir sur l’opérationnalisation des compétences des communes en matière de sécurité sociale. Cet atelier initié par le ministère de la décentralisation et de la gouvernance locale, a précisé le Directeur général des collectivités locales (Dgcl), Abasse Olossoumaré, intervient dans un contexte marqué par la relecture des textes  qui fondent la décentralisation. A l’en croire, les propositions et recommandations qui y sortiront permettront  de contribuer à l’enrichissement des réformes sur lesquelles vont fonctionner les collectivités territoriales à partir de ce quinquennat en cours. Justifiant les raisons qui sous-tendent la tenue de ces échanges, le Directeur de cabinet du (Mdgl) a fait remarquer qu’elle a été organisée suite à un diagnostic de la situation sociale au Bénin. Le résultat de cette enquête a révélé des disparités significatives de performances socio-économiques. <<Malgré les efforts, le taux de pauvreté reste encore élevé. Selon le PNUD, il est de 40,2%. Ce qui place le Bénin à la 163ème  place au plan mondial et 30ème en Afrique d’après les Indices de développement humain>>, a-t-il souligné.  L’absence de sécurité sociale, les ressources financières aux plus démunis, la faible implication des mutuelles privées de santé en matière de protection sociale et la non territorialisation des services sont autant de facteurs qui isolent davantage les plus vulnérables. <<Ce diagnostic interpelle les politiques publiques mises en œuvre dans le domaine pour inverser la tendance au niveau local>>, a souligné Aïtchékpo Gankpé. Autrement dit, les communes ont un grand rôle à y jouer, étant donné que la loi n°97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin stipule en son article 101 que la commune à la charge de l’aide sociale aux déshérités et aux sinistrés. Les affaires sociales étant donc une compétence transférée aux communes, il y a lieu de se demander si son étendue et sa portée sont comprises et exercées  comme cela devrait être. Cette préoccupation est d’autant plus fondée puisque le constat est là. Les communes n’arrivent pas à cerner les contours de cette disposition légale. Ainsi, elles n’intègrent pas la sécurité sociale dans leurs différents plans de développement. Pour que cela ne continue plus, il y a lieu de mûrir les réflexions et voir quelle articulation établir entre les politiques sociales publiques nationales et les politiques sociales publiques locales, quel mécanisme mettre en place pour favoriser les plus démunis, comment réduire les inégalités sociales par les politiques publiques locales pour que les communes puissent mettre la sécurité sociale de leur citoyens au cœur de leurs priorités, qu’elles sont les conditions à mettre en œuvre pour y parvenir. Autant de préoccupations qui ont eu leur solution au cours de ladite rencontre. Au regard de l’importance du sujet abordé, les participants ont fait preuve d’attention soutenue et de participation active en vue d’y contribuer efficacement. Au terme des travaux plusieurs suggestions et recommandations ont été faites aussi bien à l’endroit des collectivités territoriales qu’en direction de l’Etat central.

Z.T

Société – Matin Libre

Leave A Reply

Your email address will not be published.