Bénin/Café de la science: L’Ird mobilise autour des défis de l’accès à l’eau potable

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Initié par l’Institut de recherche pour le développement (Ird) en collaboration avec la Direction nationale de la recherche scientifique et de l’innovation (Dnrsi), le rendez-vous scientifique dénommé “Café de la science” de ce jeudi, 17 juin 2021 a mobilisé des spécialistes, la communauté scientifique, des étudiants, autour des défis de l’accès à l’eau au Bénin. La présente rencontre s’est déroulée à l’Institut français de Cotonou…

 

L’approvisionnement en eau potable des populations béninoises demeure une préoccupation entière malgré le taux de desserte plus ou moins rassurant en milieu urbain.  “Approvisionnement en eau des populations béninoises“, tel est le thème autour duquel se sont articulées les communications au cours du rendez-vous scientifique dénommé “Café de la science“. Des rencontres scientifiques initiées dans l’optique de permettre aux spécialistes et acteurs de plusieurs secteurs de débattre des réalités et enjeux de développement des différentes filières abordées. Plusieurs présentations ont permis aux participants de mieux cerner les défis à relever mais surtout de se rendre à l’évidence des réalités liées à l’accès à l’eau au Bénin. Dans sa communication, le Prof Nicaise Yalo a évoqué les apports du Laboratoire mixte international “Centre d’étude des ressources en eau et de la zone Critique” (LMI REZOC).  Un laboratoire mis en place dans l’optique de mieux comprendre les interactions entre modifications du cycle de l’eau et changements environnementaux sur une planète en transition rapide. « Ses recherches ambitionnent de contribuer à une gestion soutenable de l’eau au Bénin et plus largement en Afrique de l’Ouest. Il s’appuie sur les données de l’observatoire AMMA-CATCH pour mener ses recherches » a-t-il précisé. Le laboratoire n’a pas échappé aux impacts de la crise sanitaire du Covid-19 même si des recherches se poursuivent pour solutionner différents problèmes liés à l’accès à l’eau. De l’analyse de la variabilité des pluies et des variables climatiques depuis les années 1950 à l’impact du changement anthropique sur les processus de transferts et la qualité de l’eau ainsi que la quantification des ressources en eau souterraine : stocks, renouvellement, évolution temporelle et exploitation durable sans oublier l’analyse et la modélisation du cycle de l’eau dans la Zone Critique, le Lmi-Rezoc se veut un outil indispensable dans la marche vers l’accès universel à l’eau au Bénin. Quant à Dr Christian Alle, il a partagé avec l’assistance, une nouvelle méthode d’utilisation de la géophysique pour choisir les zones d’implantation des puits/forages en zone de socle. De l’identification des zones socles et sédimentaires à l’implantation classique des forages en prenant en compte la résistivité électrique, le communicateur a présenté les défaillances de l’ancienne méthode. Il a, par ailleurs, évoqué la tomographie de résistivité électrique (ERT) et la Résonnance magnétique des protons (RMP) comme des outils plus ou moins fiables.

Quid de l’apport de la recherche…

Dans sa communication sur l’apport de la recherche pour améliorer l’alimentation en eau potable (AEP) au Benin, Dr Fabrice Lawson a abordé la problématique et réponses scientifiques aux défis liés à l’eau. A l’en croire, plusieurs recherches ont été effectuées au Bénin pour documenter les problèmes liés à l’accès des populations à ce liquide vital. L’implantation des forages (taux d’échec de 40%) ; rareté des « gros débit »: débit >5 m3/h ; la pérennisation des débits d’exploitation ; la gestion durable de l’aquifère du Mio-Pliocène ; proposition d’une méthodologie d’implantation des forages ; l’estimation régionale de la réserve disponible et la quantification du renouvellement de la réserve sont entre autres apports de recherche évoqués. D’autres communications ont permis d’aborder des  fthématiques dont les avantages des eaux souterraines, l’usage des eaux de surface etc. A en croire le Directeur national de la recherche scientifique et de l’innovation, Innocent Bokossa, l’accès à l’eau constitue une priorité et la recherche joue un rôle prépondérant notamment pour quantifier les besoins et identifier les défis ou chantiers les plus urgents. Gerald Brun, Attaché à la coopération universitaire de l’Ambassade de France au Bénin s’est dit séduit par la qualité des communications avant d’évoquer également la nécessité d’œuvrer à un accès universel à l’eau au Bénin.

A.B

Société – Matin Libre

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