Bénin : Regard croisés des citoyens sur la légalisation de l’avortement :

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Diane ZINZINDOHOUE « C’est un crime quel que soit le degré de l’irresponsabilité de l’auteur… »
Non. Ce n’est pas bien d’avorter. L’avortement est un crime. Et c’est même condamné par la bible. Une femme qui avorte a déjà commis un crime comme ça. La religion et la loi se rejoignent sur ce point. Les deux sont contre l’avortement. Ce n’est pas une bonne chose. Quand on va au sexe et qu’on tombe enceinte, on doit assumer en gardant la grossesse. Plusieurs conséquences peuvent découler de l’avortement. Il s’agit notamment de la stérilité, la mort quand ce n’est pas réussi. Et c’est d’ailleurs une bonne chose que cela soit puni par la loi. À mes sœurs, disons non à l’avortement. C’est un crime quel que soit le degré de l’irresponsabilité de l’auteur…

Kevin Auguste TOKPLONOU : « je ne suis pas du tout d’accord avec cette loi ».
J’ai vu que ce n’est pas une bonne chose. C’est gauche parce qu’on ne sait pas si la femme qui pratique l’avortement pourra avoir la chance de mettre un enfant au monde dans sa vie. Donc, je ne suis pas du tout d’accord avec cette loi.

Léon KPANOU, « Avec la loi, la femme en accord avec les parents, peut demander l’avortement »
Je ne suis pas contre la loi parce que nous constatons de jour en jour que l’avortement se fait clandestinement. Même au CNHU, l’avortement se pratique clandestinement avec le soutien des parents de la fille en contre partie des pots-de-vin. Comme c’est clandestin, ça peut facilement causer la mort à la fille. Avec la nouvelle loi, la femme en accord avec les parents peut demander l’avortement. Il revient aux médecins de juger de la pertinence des raisons évoquées par l’intéressée.

Honorine BALLOVI : « Elles en sont conscientes, mais les circonstances les y obligent »
« Selon moi, l’avortement c’est bon d’une part et mauvais d’autre part. C’est bon parce qu’il y a des hommes aujourd’hui qui refusent des grossesses. Et ça dépend de la situation financière de la famille. A cause de la pauvreté, la fille est allée créer tout ce désordre. Donc, après avoir fini de faire ça, l’homme avec qui tu as eu des relations sexuelles refuse de reconnaitre la grossesse. Si elle fait l’option de garder ladite grossesse, elle va subir la moquerie et les humiliations de ses amis et de la société. Ainsi, elle commence par craindre les parents. Il y a d’autres parents qui vont dire qu’ils ne vont jamais accepter cet état de choses. Du coup, la fille peut être renvoyée de la maison. Tout cela peut pousser les jeunes filles à aller avorter. Elles sont conscientes que ce n’est pas une bonne chose. Mais les circonstances les y obligent. Avorter, c’est tout comme si tu as tué un homme. Ce n’est pas du tout bon »
Propos recueillis par Landry SOKEGBE et Modestine QUENUM (Stags).

Fraternité

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