Berlioz Kakpo à propos des plants de Khaya senegalensis: “C’est une espèce très rustique qui résiste au manque d’eau“

0 3

L’Organisation non gouvernement “SOS Biodiversity“ a commémoré la 37ème édition de la Journée nationale de l’arbre à travers une campagne de plantation d’arbres à Togoudo dans la commune d’Abomey-Calavi. A l’occasion, 150 plants de Khaya senegalensis ont été mis en terre avec le concours d’une trentaine de jeunes mobilisés. Une activité qui s’inscrit dans le cadre du projet « 3V »  (Vivre dans une Ville Verte). Dans un entretien exclusif accordé à votre journal, l’ingénieur agronome et président de l’Ong, Berlioz Sunday Kakpo justifie le choix de Khaya senegalensis comme étant une espèce très rustique et résistant au manque d’eau. Une meilleure option dans le contexte actuel des changements climatiques. Lire l’interview !

Comme beaucoup d’autres organisations, SOS Biodiversity n’est pas restée en marge de la célébration de la Journée nationale de l’arbre. Dites-nous M. Berlioz Kakpo ce que représente ladite journée pour votre organisation ?

Depuis 37 ans, la journée du 1er juin a été décrétée comme Journée nationale de l’arbre. Pour commémorer cette date, l’Ong Sos Biodiversity a initié une activité de plantation d’arbres à Togoudo dans la commune d’Abomey-Calavi. L’arbre est d’une importance capitale et mérite même d’être célébrée tous les jours. Et la date du 1er juin n’est qu’un moment de rappel de l’importance de l’arbre dans la vie des hommes. C’est ainsi que depuis quatre ans, l’Ong a initié le projet “3V“, c’est-à-dire “Vivre dans une ville verte“ dont l’objectif est de reverdir les villes du Bénin. Et l’une des activités prévues à cet effet est la plantation d’arbres ainsi qu’à leur entretien, le regarnissage. Parce qu’il est évident qu’on aura des échecs dans la plantation mais nous sommes dans une dynamique préventive et des dispositions pratiques sont prises.

Pourquoi avoir choisi spécialement de mettre en terre des plants Khaya senegalensis ?

Pour cette édition de la Journée de l’arbre, nous avons mis en terre 150 plants de Khaya senegalensis. Le Khaya senegalensis, d’abord parce que l’objectif du projet est de pouvoir utiliser les essences autochtones pour reverdir les villes. Et le Khaya senegalensis est une essence autochtone mais qui est d’une grande utilité aussi pour les populations puisqu’en dehors de ses fruits, son écorce  est utilisée dans la tradi-thérapie, la médecine traditionnelle même si nous déplorons l’écorçage de ces arbres. De même c’est une espèce très rustique qui résiste au manque d’eau. Car, avec les changements climatiques, les pluies ne sont plus régulières et surtout les populations se préoccupent moins de l’entretien des plants. On y consacre très peu de temps et moyens au suivi strict. Donc, le choix de cette essence demeure la meilleure option.

Un appel ou un message à lancer ?

Je voudrais surtout inviter les populations à prendre conscience du rôle que joue l’arbre à travers son rôle éco systémique. L’arbre est d’une importance capitale pour la survie de l’espèce humaine. D’où la nécessité pour tous de planter des arbres, de les entretenir pour des générations futures.

 

Propos recueillis par Aziz BADAROU

Culture – Matin Libre

Leave A Reply

Your email address will not be published.