Célébration des noces d’aluminium de Faci: Sous le sceau de la maturité à Agbogborigui

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Les collines d’Agbogborigui, une place située à la lisière des communes de Dassa-Zoumè et de Glazoué a abrité, le samedi 22 mai 2021, les manifestations officielles marquant la célébration du dixième anniversaire du Festival des arts et cultures Idaatcha, Asha Ibilè (Faci). Cette communion fraternelle des ressortissants de l’aire culturelle Idatcha a été  marquée d’évènements étalés sur plusieurs jours.  

Six hectares! C’est la superficie du site dédié au Festival des arts et cultures Asha Ibilè (Faci) dans le département des Collines. Agbogborigui devient ainsi donc le cordon ombilical des cultures des ressortissants de l’aire culturelle d’Igbo Idaatcha. Doté d’un plan d’aménagement, cet espace est prévu pour abriter non seulement les manifestations officielles du Faci, mais aussi le lieu de la promotion des valeurs culturelles des peuples Idaatcha de Dassa-Zoumè et de Glazoué. Ceci à travers la mise en place sur le site des ateliers de formation dans l’art culinaire traditionnel,  dans des corps de métier artisanal et de l’alphabétisation. Une innovation déjà en expérimentation et dont les fruits des premiers résultats obtenus ont été exposés au public lors de la commémoration des noces d’aluminium de la fête identitaire de la communauté Idaatcha. A cette occasion, les apprenants en alphabétisation ont reçu leur parchemin après plusieurs mois d’apprentissage de la langue locale. Ceux qui ont marqué l’histoire du Faci ont été aussi décorés en reconnaissance des bons et loyaux services rendus. Toutes ces  actions et initiatives témoignent de la maturité d’esprit dont fait preuve le Faci par le biais des membres des différents comités  qui se sont succédé à l’organisation de ces retrouvailles.

Dans ses mots de bienvenus à l’endroit des festivaliers, Blaise Boko, l’actuel président du comité d’organisation, a dressé le bilan des 10 ans de cette communion fraternelle tout en levant un coin de voile sur les perspectives en vue. Fier d’appartenir à cette communauté, le député Jean Eudes Okoundé, natif de Dassa-Zoumè, a salué les efforts des uns et des autres pour le chemin parcouru. A l’en croire, le bilan obtenu est mitigé étant donné que Faci n’a pas laissé des traces dans les annales du développement durant ses dix années. Il va falloir alors le réorganiser, le réorienter et l’institutionnaliser à l’issue des états généraux sur le Faci qu’il faudra convoquer dans les tout prochains jours. Cette proposition est pertinente d’après les propos du maire de Dassa-Zoumè qui invite ses parents à resserrer les liens autour de cette initiative. Selon Nicaise Fagnon, elle permettra d’éviter les balbutiements, la navigation à vue et l’improvisation. Emile Kougbadi, originaire de Dassa-Zoumè a aussi reconnu que des efforts ont été faits cependant les fruits n’ont pas tenu les promesses des fleurs puisque le Faci n’a pas encore réussi à unifier tous les peuples (Icha, Ifê, Idaatcha etc….) des Collines dans un même creuset fédérateur. Ce défi reste à relever pour que le Faci  soit un véritable outil de cohésion sociale au service du développement local. Dieudonné Agbaka, Jean Francis Tchèkpo,  Jean Méchac Dossou et Oloutchègun Adjenda ont tous abondé dans le même sens en promettant d’insuffler une nouvelle dynamique à ladite fête. Au nom du ministre du tourisme, de la culture et des arts, Jacob Afoura a rappelé à l’assistance les différents programmes que le Gouvernement  met  en œuvre pour faire de la culture un levier de développement. «Avec le Président Talon, le Faci augure un lendemain meilleur» a-t-il rassuré. La pose de la première pierre pour la construction des infrastructures sur le site et les différents tableaux culturels et artistiques ont mis fin aux manifestations avec la dégustation des mets locaux du terroir.

Fernand Kinmahou 

Culture – Matin Libre

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