Cherté de la vie au Bénin : Les explications du ministre d’Etat Romuald Wadagni

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C’est avec des exemples clairs et précis que le ministre d’Etat chargé de l’économie et des finances a expliqué les raisons de la cherté des produits de première nécessité en République du Bénin, en Afrique et dans le monde entier. Premièrement, il s’est appesanti sur le prix des produits définis par l’offre et la demande. A l’image d’un professeur titulaire qui s’adresse à ses étudiants, Romuald Wadagni a convaincu l’auditoire de ce que si la demande dépasse l’offre, le prix augmente. Et c’est la réalité au Bénin en ce qui concerne les produits locaux de première nécessité. L’argentier national a ensuite avancé la thèse des terroristes qui frappent dans la sous-région. A cet effet, tant qu’il y a instabilité, les populations ne peuvent pas produire convenablement. Ce qui les amène à se ruer vers le Bénin pour acheter nos produits vivriers et les transporter dans leur pays. De plus, la Covid-19 a été un facteur important de la cherté de la vie. Car, affirme le ministre d’Etat Romuald Wadagni, en période de confinement, les usines sont au repos, alors que nous ne cessons jamais de manger. Ce temps de repos jusqu’à la reprise normale des activités fait aujourd’hui que la demande dépasse largement l’offre. L’autre paire de manches de la cherté de la vie au Bénin est que la campagne agricole passée présente 1.600.000 tonnes de maïs au Bénin avec des exportations clandestines vers les pays de la sous-région. Un tonnage largement suffisant à couvrir les besoins de la population du Bénin. D’où, l’invite de l’argentier national : « J’appelle au civisme des populations. Respectons les consignes du gouvernement afin que nous ne soyons pas confrontés à la famine. Nous ne devons pas vendre nos produits locaux, nos produits vivriers à l’extérieur… ». En matière des mesures préventives pour lutter contre la hausse vertigineuse du prix des produits de première nécessité, le pouvoir central annonce la réduction de 50% du prix de fret maritime. Ce qui entraine inéluctablement une diminution de 10% de vente aux consommateurs. Aussi, le pourvoir central débloque-t-il cinq milliards de Francs Cfa par mois afin de maintenir le prix du gas-oil à 600 Francs Cfa le litre. Par ailleurs, le gouvernement est en train de mettre en place une politique de subvention et de réduction du prix des intrants agricoles pour encourager les cultivateurs. Car, l’urée précédemment vendue à 12.000 Francs Cfa est désormais passée à 40.000 Francs Cfa. En somme, sur les efforts du gouvernement pour aider les citoyens à faire face à la cherté de la vie, Romuald Wadagni en a convaincu hier plus d’un sur l’émission ‘‘Grand Public”.

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