Création du Parti Restaurer La Confiance : Le RLC, un parti de l’opposition responsable

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Aussitôt né, le RLC veut surprendre par sa force de conquête du terrain politique. Du haut de la tribune du congrès constitué qui a eu lieu à Bohicon, Iréné Agossa l’a martelé haut et fort, avec 2026 dans le viseur : « Pour que Patrice Talon quitte le pouvoir en 2026, il y a une seule équation à une inconnue. C’est le nombre de députés au parlement. Il ne faut jamais et à grand jamais que ça soit seulement les deux blocs qui aient des députés au parlement ». Démissionnaire du parti Les Démocrates et Président du parti Restaurer La Confiance, Iréné Agossa et les militants de son parti n’entendent pas croiser les bras pour que tombent du ciel les victoires qu’ils nourrissent si tant. La grande mobilisation à l’Hôtel des Princes prouve à suffisance qu’ils investissent déjà toutes les 77 communes du Bénin.

Cohésion et ouverture
Iréné Agossa veut se démarquer de l’opposition radicale. Le Président du RLC opte pour la cohésion et une ouverture d’esprit avec les autres forces politiques en présence. « Nous allons permettre à ce qu’il y ait une clarification au sein des forces de l’opposition. Telle est notre responsabilité. Nous avons opté pour une alternance à travers les urnes, seule condition pouvant permettre à un peuple de se développer dans le temps. Nous avons opté pour une cohésion nationale, un Bénin uni, qui doit évoluer en paix. Ceux qui sont de l’autre bord, nous allons pouvoir travailler ensemble avec eux. Nous devons être ouverts », a-t-il déclaré. L’ancien candidat au poste de vice-président de la République appelle donc de tous ses vœux les assises des forces de l’opposition. Revenant aux résultats de la Présidentielle, Irénée Agossa ne croit pas avoir fait un score mitigé. Pour lui, il fallait relever certains défis. « Nous avons opté pour la seule stratégie de l’alternance à travers les urnes. Nous avons donné l’opportunité au peuple de l’opposition d’exprimer son mécontentement à travers les urnes. Nous avons été témoins et acteurs du processus démocratique dans notre pays. Vous devez vous en féliciter. Ces résultats pour vous, c’est un résultat mineur. Mais pour nous, c’est un résultat excellent. Grâce à nous, le débat a pris de l’ampleur, s’est élevé. Nous avons créé l’histoire », a-t-il martelé.

Doléances à Talon
Des pics, Iréné Agossa en a lancé au Chef de l’Etat par rapport à son mode de gouvernance : « L’Etat dont nous avons besoin est un Etat qui inspire confiance. Le dirigeant doit être au service du citoyen ». Le RLC est allé encore plus loin pour demander la construction dont les citoyens sont fiers. Agossa veut susciter cet avènement. Dans son discours de clôture, il prône « la nécessité d’un retour à l’Etat de droit, pour sortir de l’Etat de loi, la nécessité de restaurer la confiance entre les différentes composantes de la nation, notamment entre le peuple et ses dirigeants, la nécessité de rompre avec les fractures politiques, économiques, sociales et culturelles, auxquelles notre pays fait face ». La vision souhaitée est donc celle d’un Bénin fondé sur la croissance inclusive et le développement durable. Un Bénin où la bonne gouvernance, la démocratie, le respect des droits de l’Homme, de justice sont des réalités tangibles. Puis, revenant sur le discours d’investiture du Chef de l’Etat et sa promesse d’un mandat hautement social, le Président du RLC ne voit pas d’un bon œil la hausse des prix des denrées alimentaires. « Le modèle social d’aujourd’hui a purement et simplement conduit à ce que le panier de la ménagère soit vide. Le modèle social d’aujourd’hui a fait en sorte que les sociétés soient fermées. Le sous-emploi augmente. La fracture sociale se manifeste à travers l’écart entre le salaire le plus élevé et le salaire minimal. C’est une fracture sociale criante. C’est le choix du modèle social actuel ». Il propose son modèle social à lui : « L’espoir est là car nous avons créé RLC qui doit pouvoir susciter cet espoir, en proposant une nouvelle ligne politique, un nouveau choix de modèle social ».

Irené Agossa, Président du parti RLC

« Je tiens à remercier ceux qui ont quitté le septentrion, toutes les délégations des 4 départements du Nord qui ont foulé le sol de Bohicon depuis hier, qui ont travaillé d’arrache-pied d’hier à cette heure-ci. Mes remerciements vont aussi à l’endroit des autres délégations issues des autres départements qui sont présentéss et ont participé de façon active à nos travaux.
Nous venons tous de poser un acte politique historique. C’est le début d’une autre histoire. C’est le début de notre aventure politique. Nous venons de créer ce jour à Bohicon le parti RLC, un parti qui s’inscrit dans la droite ligne de l’opposition face aux actions du président Patrice Talon. Vous êtes témoins et acteurs de cet évènement majeur de notre environnement politique. Nous sommes nés pour confirmer tout ce que nous avons dit au moment de l’élection présidentielle. Cette élection à laquelle nous avons participé avec foi, audace et engagement nous a permis d’avoir des résultats que vous savez. Je remercie et je félicite tous les militants qui ont œuvré pour que nous ayons ces résultats. C’est un résultat excellent. C’est l’un des meilleurs résultats, car nous nous sommes donnés partout sur l’étendue du territoire national pour faire une campagne digne du nom. Nous avons pris les meilleurs thèmes. Nous avons tout fait pour proposer les meilleurs programmes, pour que le peuple ait l’opportunité de s’exprimer à travers les urnes.
Nous avons opté pour la seule stratégie de l’alternance à travers les urnes. Nous avons donné l’opportunité aux peuples de l’opposition d’exprimer son mécontentement à travers les urnes. Nous avons été témoins et acteurs du processus démocratique dans notre pays. Vous devez vous en féliciter et être fiers de ce que vous avez fait. Ces résultats pour certains sont mineurs. Mais pour nous, ces résultats sont excellents. Car grâce à nous, le débat a pris de l’ampleur. Grâce à nous, nous avons créé l’espoir. Grâce à nous, la dynamique restaurer la confiance est née. Car notre pays a besoin de cette confiance. Une confiance qui doit s’instaurer désormais entre chacun de nous et vous qui êtes ici présents, entre chacun de nous et ceux qui nous dirigent et entre chacun de nous et toutes les institutions du pays pour permettre à ce que nous soyons fiers.
Cette confiance est utile et indispensable. C’est pour cette raison que nous nous sommes réunis ici, ce samedi 12 juin 2021 pour crier haut et fort la naissance de ce parti de l’opposition qui est restaurer la confiance, restaurer l’Etat de droit. Et que nous quittions l’Etat de loi pour l’Etat de droit. Nous voulons finir avec les fractures sociales, politiques, économiques, régionales voire les fractures ethniques. Nous voulons conserver ce que le Bénin a de cher. Cet héritage, c’est la paix, la capacité de pouvoir dialoguer, de pouvoir résoudre nos crises à travers les méthodes les plus indiquées, les méthodes propres à notre peuple, qui l’a prouvé à maintes reprises. La dernière la plus éloquente est la conférence nationale des Forces vives. Ce peuple a prouvé en face du monde qu’on peut quitter un régime dictatorial pour un régime démocratique sans effusion de sang, et qu’on peut le faire par le dialogue.
C’est un héritage que nous allons maintenir. C’est pour cela que nous sommes nés. Nous allons maintenir cet héritage de cohésion et d’unité nationale. Car notre pays est un et indivisible. Nous pouvons avoir des idées divergentes, mais nous devons être tous d’accord que chacun de nous a ce droit et doit vivre libre dans ce pays. C’est pourquoi les libertés fondamentales sont primordiales pour nous dans notre quête du pouvoir. Vous avez voulu que nous mettions en place ce parti. Et nous l’avons affirmé à travers un choix économique dit d’Etat où nous allons respecter l’entrepreneuriat personnel. Nous allons respecter le bien privé et mettre l’accent sur l’intérêt du bien public. Nous allons faire en sorte que, dans notre quête du pouvoir, les administrations soient définitivement au service du citoyen.
Les problèmes qui se posent au niveau supérieur de l’Etat doivent être résolus au sommet de l’Etat. Nous ne pouvons pas continuer à prendre des décisions à la place des autres. Aucun Etat ne doit encore fonctionner dans ce sens. L’Etat dont nous avons besoin est un Etat qui inspire confiance et qui oblige le dirigeant de demain que nous voulons et d’aujourd’hui que nous combattons, à être au service du citoyen. Et c’est ce service qui doit lui garantir sa légitimité à la tête de l’Etat. Nous ne voulons plus des Etats qui obligent à les admirer, à ce qu’on adhère à leurs idées, à travers la force et la puissance. Ces Etats vont disparaître. Ils n’ont plus la chance de continuer. C’est pour cette raison que nous voulons la légitimité de dire Non à ces Etats. Un Etat qui demande par la force et par la puissance une cohésion pour un développement est un Etat qui n’est plus en phase avec le développement du peuple. Nous aspirons à un Etat qui inspire la confiance ; qui vous donne, en tant que citoyen, qui fait de vous des hommes fiers, qui défend les couleurs nationales à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Et c’est cet Etat que nous allons construire ensemble, en restaurant la confiance. Nous sommes les seuls à pouvoir détecter ce mal, le manque de confiance qui ruine tout en nous. Nous allons œuvrer dans ce combat pour que nous soyons compris, et que nous ayons raison. Nous voulons susciter la confiance au sein des autres. Nous travaillerons à ce que les dirigeants soient au service de leur peuple, et non à leur propre service.

Chers militantes et militants, désormais membres fondateurs du parti RLC
Nous sommes nés dans un contexte où le Chef de l’Etat, lors de son investiture, a parlé de mandat Hautement social. Dans une promenade simple, à travers la ville de Bohicon, dans un restaurant à moitié vide, un vendredi soir, j’ai rencontré une dame qui s’exprimait en ces termes : « Le panier de la ménagère est vide. De toute ma vie, je n’ai jamais connu le maïs aussi cher. On nous dit que c’est la pluie. Est-ce que la pluie a rendu la farine de blé aussi chère ? Est-ce ainsi que nous allons rester jusqu’au bout ? ». Je ne sais pas comment lui répondre. Mais j’ai répondu en moi en disant : ‘’L’espoir est là. Car nous allons créer RLC demain. Et RLC va pouvoir susciter cet espoir, en proposant une nouvelle ligne politique, un nouveau choix de modèle social. Le nouveau modèle social d’aujourd’hui a purement et simplement conduit le peuple à ce que le panier de la ménagère soit vide. Le modèle social d’aujourd’hui a fait en sorte que les sociétés soient fermées. L’emploi créé est un emploi précaire. Le sous-emploi augmente. La fracture sociale se manifeste à travers l’écart entre le salaire le plus élevé et le salaire minimal. C’est une fracture sociale criante. Le modèle social actuel a fait en sorte qu’il y ait plus de pauvres. Les riches se sont combattus entre eux, et une minorité s’accapare de ce qui existe. Les autres sont à l’extérieur. S’ils pouvaient même s’entendre entre eux, et permettre de multiplier la richesse, et que l’emploi existe, on allait les ovationner. Ils n’ont pas pu s’entendre entre eux. Ils se sont fracturés, ils ont renvoyé une partie des ressources dehors, et maintenu une partie dans le pays. Et la création de la richesse s’est amenuisée. Le choix social est mauvais, parce que les enseignants n’ont plus la certitude d’être enseignants de carrière jusqu’au bout. Et comment peuvent-ils former les citoyens de demain. Le choix social n’est pas bon, parce que l’unité nationale a été remise en cause. Ce choix social nous conduit loin dans un désastre. C’est pourquoi le Chef de l’Etat l’a constaté en disant que ce mandat sera hautement social. Si ce mandat sera hautement social, ce n’est pas seulement dans les mots. Nous devons être vigilants. Ce que nous devons faire, c’est de lui proposer notre modèle social. Car nous avons constaté, dans le premier geste qui doit nous rassurer, celui de la formation de son gouvernement, le maintien de l’équipe qui a mis en œuvre le plan social qui a échoué. Si cette équipe a été maintenue, cela veut dire qu’il veut continuer à mettre en œuvre l’ancien plan social. C’est pour cette raison que nous devons attirer l’attention du Chef de l’Etat sur le fait qu’il a le droit de mettre en place une nouvelle équipe et confier la direction à qui il veut. Mais il a aussi le devoir de rassembler tout le monde autour de la mission que le peuple lui a confiée. Lui-même a dit qu’il veut une union sacrée autour de cette ambition. Alors, il faut des gestes qui encouragent et suscitent l’ensemble du pays à le suivre. Le grand geste à faire, c’est de procéder à un plan Marshall. Qu’il fasse immédiatement ce qu’on doit faire dans les mesures d’urgence face à la flambée des prix. Que le panier de la ménagère connaisse une amélioration, et que nous puissions avoir des mesures d’assouplissement. Nous demandons au chef de l’Etat, à travers notre vision, de réduire les taxes en ouvrant correctement notre diplomatie sous-régionale. Cela permettra d’augmenter notre compétence de pays stratégique de service et de transit. Nous proposons dans le nouveau plan social une réforme du secteur d’hydrocarbure. Cela nous permettra de remettre au niveau de la caisse près de 300 milliards de Fcfa. Nous proposons de faire en sorte que le système économique béninois crée plus de riches que d’en repousser dehors. Nous devons favoriser, par des lignes de crédits favorables, ceux qui veulent investir dans notre pays, que l’emploi réel soit créé et qu’on ait une classe moyenne forte. C’est cette classe qui permettra la présence de notre économie. C’est la création de cette classe moyenne qui va sauver la structure sociale. Il faut obligatoirement que cette classe soit créée. Nous demandons que ce plan social soit axé sur la paix et la cohésion sociale. C’est pour cette raison que le Président, dans son plan social, doit prendre directement l’initiative du règlement ce certaines situations qui perturbent la paix dans notre pays. Nous avons toujours demandé qu’il rende visite à l’un des anciens présidents encore vivant dans notre pays, Nicéphore Dieudonné Soglo. Cela serait décisif dans la restauration de la paix dans notre pays…

Militantes et militants,
Nous allons prendre d’assaut tous les contrées et hameaux et installer les structures de base du RLC. Nous devons surprendre par notre mobilisation, dans les urnes. Nous devons trouver et aider le Chef de l’Etat à contenir le peuple à travers ses paroles. Il a dit qu’il quittera le pouvoir en 2026. Pour qu’il quitte le pouvoir en 2026, il y a une seule équation à une inconnue. La seule inconnue, c’est le nombre de députés au parlement. Il ne faut jamais que cela soit seulement les deux blocs qui aient des députés au parlement. C’est notre mission pour sauver la démocratie. Et pour l’aider à tenir sa parole, nous le prenons sur le principe d’honnêteté qui caractérise un chef d’Etat. Nous croyons en ce qu’il dit. Mais nous ne croyons pas aux forces politiques qui l’entourent. Elles pourraient, à un moment donné, conduire le Chef à changer de langage comme cela se fait partout. Nous avons cette mission d’avoir des députés au parlement lors des prochaines législatives. Nous devons sentir cela dans la cohésion des forces de l’opposition. C’est pour cette raison que nous allons contribuer et initier les assises des forces de l’opposition et permettre à ce qu’il y ait une clarification en leur sein. Telle est notre responsabilité. Nous avons opté pour une alternance à travers les urnes, seule condition pouvant permettre à un peuple de se développer dans le temps. Nous avons opté pour une cohésion, une unité nationale pour un Bénin unique, et qui doit évoluer en paix. Et ceci dans le courant politique de l’opposition. Ceux qui sont de notre bord, nous allons pouvoir travailler avec eux. Nous devons être capables d’être ouverts.
Les assises de l’opposition doivent être la source pouvant permettre à chaque Béninois de comprendre le rôle et les programmes définis par les structures de l’opposition. Et créer aussi cette confiance qui doit exister entre nous, Force de l’opposition. Ceux qui ont opté pour une méthode autre que celle que nous prônons sont libres. Mais ils doivent désormais être à visage découvert. Qu’il n’y ait plus de confusion. Qu’on ne donne plus la facilité à l’Etat, au Chef de l’Etat ou au gouvernement, d’arrêter qui on veut dans des conditions qu’on veut. Il faut que les choses soient suffisamment claires. C’est pourquoi nous allons conclure sur ce vœu cette décision que nous appelons de tout notre cœur les assises de l’opposition, et clarifier avec l’actuel Chef de l’Etat et l’actuel Chef de file de l’opposition pour que cela soit, dans les temps à venir, une réalité.

Militantes et militants,
Vous avez une fois encore aujourd’hui démontré que la vague orange qui s’est soulevée lors des élections est en train de monter. Nous allons la faire monter progressivement…(Applaudissements !).

Fraternité

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