Création d’un parti de l’opposition : Les principes qui fondent l’ancrage politique du RLC

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Un nouveau destin politique ! Candidat à la présidentielle du 11 avril 2021, Iréné Agossa veut capitaliser la performance de la vague orange à ce scrutin. Le timing est choisi à dessein. Sur l’échiquier politique national, l’opposition s’active à se refaire une étoffe à même de rivaliser avec la machine au pouvoir. Tenez, Patrice Talon et ses partisans sont sortis vainqueurs de la dernière bataille électorale avec 86,36 % des suffrages exprimés, un K.O historique, loin derrière Fcbe, le seul parti politique de l’opposition détenant des sièges électifs, soit 11,29% des suffrages. C’est dire que ce paysage clairsemé est propice à l’émergence d’une nouvelle force sociale capable de challenger les partis au pouvoir à savoir Prd, Moele-Bénin, Up et Br.
Démissionnaire du parti Les Démocrates dont la plupart des leaders sont aujourd’hui dans les liens de la justice pour des faits liés aux violences électorales, Iréné Agossa et les siens entendent poursuivre l’aventure dans l’espoir de faire triompher leurs idéaux pour le mieux-être du béninois lambda en particulier et du Bénin en général. Auréolé par ce score de 2,35 % à un scrutin présidentiel où ils étaient traités de tous les noms d’oiseau parce que s’étant tôt démarqués d’une opposition radicale, les meneurs de la vague orange continuent de croire dur comme fer, que le président Patrice Talon n’est pas imbattable dans les urnes.
A juste titre, ils mettent le cap sur les législatives de 2023, un tournant décisif de l’histoire politique du pays avant les premières élections générales en 2026. « Le début de notre histoire politique avec notre Parti est désormais fondé : Oui, Le Parti Restaurer la Confiance est né. C’est aussi la suite logique de notre présence à la dernière élection présidentielle, que nous avons marquée à travers des idées fortes… », a déclaré le président du Rlc, Iréné Agossa.
Il explique que ce parti veut œuvrer pour une conception de l’Etat qui tourne autour de quatre principes fondamentaux à savoir : Un Etat qui met en œuvre une politique publique qui fait du citoyen la priorité car la politique et l’administration doivent être au service des citoyens. Aussi, la construction d’un Etat libéral mais stratège qui respecte la propriété privée et encourage l’initiative individuelle. En effet, pour les leaders de la vague orange, l’Etat doit privilégier ‘’une approche stratégique des problèmes fondée sur un effort de connaissance et d’évaluation”. Et enfin, le Rlc fonde son dernier principe sur une action publique qui promeut le Principe de subsidiarité.
C’est dire que le président Iréné Agossa et ses partisans s’inscriront davantage dans la guerre des idées dans cette jungle politique en proie à des incertitudes depuis les législatives de 2019, où l’opposition n’a pu de se faire représenter au parlement. « …Nous tenons aux assises de l’opposition très rapidement pour une véritable clarification ». Quel sort réservera le chef de file de l’opposition, Paul Hounkpè à cet appel qui lui est lancé ?

DISCOURS DE CLOTURE DU CONGRES DU PARTI RESTAURER LA CONFIANCE
BOHICON, le 12 JUIN 2021

Mesdames et messieurs les congressistes, chers militantes et militants, chers invités, nous voici au terme de nos travaux, et donc au début d’une nouvelle histoire. Le début de notre histoire politique avec notre Parti est désormais fondé : Oui, Le Parti Restaurer la Confiance est né.
C’est aussi la suite logique de notre présence à la dernière élection présidentielle. Malgré le score obtenu suite à la proclamation des résultats, tout le monde sait que nous avons marqué cette élection présidentielle de notre empreinte, à travers des idées fortes : à savoir,

La nécessité d’un retour à l’Etat de droit, pour sortir de l’Etat de loi.

la nécessité de restaurer la confiance entre les différentes composantes de la nation, notamment entre le peuple et ses dirigeants ;

la nécessité de rompre avec les fractures politiques économiques, sociales et culturelles auxquelles notre pays fait face depuis quelques années.

Alors quelle est notre vision de la société et notre philosophie politique ? Quel est l’avenir que nous voulons pour ce pays et qui justifie notre création, dans une dynamique sociale libérale :
Nous souhaitons
 Un Bénin prospère fondée sur la croissance inclusive et le développement durable.
 Un Bénin où bonne gouvernance, démocratie, respect des droits de l’homme, justice et état de droit sont des réalités tangibles et pas seulement des mots.

 Un Bénin qui vit dans la paix, la sécurité, la cohésion sociale et l’harmonie communautaire.
 Un Bénin dont les citoyens sont dotés de valeurs et d’éthique partagée.
Un Bénin dont le développement est axé sur les populations et qui s’appuie sur le potentiel de ses populations, qui se soucie du bien-être intégral de tous ses enfants tout en respectant et en promouvant la liberté individuelle d’entreprendre.
En créant ce parti aujourd’hui nous allons œuvrer pour une conception de l’Etat qui tourne autour de quatre principes fondamentaux.

1)-Premièrement : Un Etat qui met en œuvre une politique publique qui fait du citoyen la priorité.
La politique et l’administration doivent être au service des citoyens. Ces derniers et ont le dernier mot grâce aux élections.

2)-Deuxièmement : Un Etat libéral qui respecte la propriété privée et encourage l’initiative individuelle.

3)-Troisièmement : Un Etat stratège
L’État est en effet par essence investi d’un rôle « stratégique » vis-à-vis de la société : s’inscrivant dans la durée, il est conçu comme le principe d’ordre, dont l’intervention permet de faire tenir ensemble les différents éléments constitutifs de la société, en leur imposant la discipline d’un projet collectif. L’État doit privilégier « une approche stratégique des problèmes fondée sur un effort de connaissance et d’évaluation »

4)-Quatrièmement : une action publique qui promeut le Principe de subsidiarité
En fait, la subsidiarité active est un principe d’articulation qui repose sur deux sous-principes. Le premier sous-principe est que la responsabilité d’élaborer des réponses concrètes relève du niveau le plus local possible, autrement dit, c’est au plus près des citoyens que la décision publique doit être prise et que c’est au niveau local que doivent être traitées les questions de portée locale, au niveau régional les problèmes d’ampleur régionale, au niveau national les problèmes d’envergure nationale.

Face au pouvoir en place qui a lancé ce nouveau quinquennat en parlant de Mandat hautement social, nous serons vigilants et actif en termes d’offres politique alternative. Nous voulons dire d’ores et déjà que la hautement social doit se sentir dès maintenant dans le panier de la ménagère qui connait en ce moment une énorme flambée de prix. Ici à Bohicon hier, une dame de 45 ans, vendeuse ambulante de produits de pharmacopée traditionnelle, disait dans un petit maquis du centre-ville, à moitié vide, et dans un fon pur, que depuis sa naissance elle n’a jamais vu la mesure de maïs à 250 F. et encore c’est une mesure très juste qui ne déborde pas du tout et c’est à 250 F au lieu de 125. Le prix du maïs a toujours connu des variations et des flambées ; mais la dame disait avec amertume que depuis sa naissance, soit depuis 45 ans, elle n’a jamais vu ce prix augmenté à ce niveau. Et elle insiste aussi sur le prix de la farine de blé qui a augmenté. Or on sait que qui parle de farine de blé, parle du PAIN, le pain quotidien.
Donc nous tenons à dore au gouvernement que le hautement social, c’est de faire en sorte que très rapidement, les prix de ces produits de première nécessité reviennent à une juste mesure, et que le panier de la ménagère se porte mieux.
AU plan politique, nous tenons à dire un mot concernant notre paysage politique qui justement a besoin de clarification. C’est pourquoi nous tenons aux assises de l’opposition très rapidement pour une véritable clarification.
Remerciement aux uns et autres, vive la Restauration de la confiance, vice le Bénin, je vous remercie.

Fraternité

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