Diplomatie et bonne gouvernance : Les lauriers de l’Allemagne à Talon

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Il est admiratif des prouesses réalisées par le gouvernement. Avant de faire ses adieux au Bénin, Achim Tröster, Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne près le Bénin a présenté, conformément aux usages, ses civilités au chef de l’Etat. A cette occasion solennelle, l’hôte de Patrice Talon qui a vécu au Bénin ces quatre dernières années est sorti de sa réserve. Sans langue de bois, le diplomate a exprimé sa satisfaction de voir l’Exécutif à l’œuvre. « Ce qui m’a surtout impressionné, c’est la nouvelle dynamique qui a cours au Bénin sous la gouvernance du Président Talon ; ce grand sérieux et cette grande discipline à mettre en œuvre des réformes très rigoureuses qui faisaient parfois grincer des dents mais qui s’avèreront très bénéfiques pour le pays ».
En substance, Achim Tröster marque ainsi son adhésion aux actions initiées par le régime depuis quelques années. Et il a attendu la veille de son départ du Bénin pour le dire ouvertement. Le gouvernement ne demandait pas mieux que de recevoir des éloges de la part du corps diplomatique. Plus encore, quand il s’agit de l’Allemagne, un pays qui a su se reconstruire en peu de temps au prix de durs sacrifices au point d’être le leader européen dans bien de domaines, ces félicitations sont à prendre très au sérieux. Les allemands sont le symbole du dévouement, du patriotisme, de la discipline et du sacrifice. Bien qu’ayant payé un lourd tribut dans les deux grandes guerres du 20ème siècle, malgré l’érection et la démolition du mur de Berlin, ce pays a su aller de l’avant parce que ses ressortissants l’ont porté. Par la voix de son ambassadeur, l’Allemagne invite le Bénin à maintenir le cap pour sortir des sentiers battus.

Tout n’est pas rose pour autant
Si l’Allemagne en vient à féliciter le gouvernement pour l’aboutissement des réformes, ce n’est pas pour autant pour certifier que tout va bien comme dans le meilleur des mondes. Si le cap est bon, il est tout aussi important de tenir compte des voix discordantes. L’unanimité est un manque d’intelligence. Plus encore, lorsqu’on évoque les réformes, il va de soi que des résistances viriles soient notées. Les gouvernants ont intérêt à en tenir compte au lieu de foncer comme si de rien n’était. Tout le monde ne fait pas de la politique pour se faire voir. Il y a des préoccupations légitimes et des inquiétudes exprimées de bonne foi. Aujourd’hui plus qu’hier, il est capital pour le gouvernement de tenir compte des critiques objectives des contempteurs pour trouver des palliatifs leur permettant de survivre aux réformes. A force de se sentir exclu et d’accumuler les ressentiments, on risque de se retrouver dans des situations qu’on ne souhaite pas. L’écoute des voix discordantes, l’assouplissement des positions et la prise en compte de certains griefs sont des comportements à épouser par les dirigeants. Dans la construction d’un pays, chaque voix compte.

Fraternité

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