Forum Génération Égalité à Paris: Les filles du Bénin donnent de la voix

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 Les travaux du séminaire qu’organise, au Codiam à Cotonou,  l’Ong Filles en Actions pour faire vivre en ligne, au plus grand nombre de filles, le Forum Génération Égalité qui se tient à Paris, se poursuivent. Au cours de la deuxième journée hier jeudi 1er juillet 2021, les participants, une centaine de jeunes des deux sexes, activistes, étudiantes et d’autres provenant des communautés et couches marginalisées (LGBTQI+…), ont suivi des communications et témoignages au cours de Forum qui marque le 25e anniversaire de la Quatrième conférence mondiale sur les femmes et l’adoption de sa portée historique, la Déclaration et le Programme d’action de Pékin (Plateforme d’action de Pékin). En effet, c’est un rassemblement mondial en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes, organisé par ONU Femmes en partenariat avec les jeunes et la société civile, et accueilli conjointement par les gouvernements de la France et du Mexique. Commencé en mars à Mexico, le Forum s’achève ce 02 Juillet à Paris où seront lancées une série d’actions concrètes, ambitieuses et transformatrices pour réaliser des progrès immédiats et irréversibles au profit de l’égalité hommes-femmes. Depuis Cotonou, et ce grâce à la mobilisation faite par l’Ong Filles en Actions,  les participants qui ont travaillé en ateliers sur des thématiques pour faire avancer les droits humains des femmes, ont pu faire entendre leurs voix. C’est à travers des plaidoyers et messages forts sur des flyers, des vidéos, articles, podcasts… pour le Forum Génération Egalité. En matière d’égalité entre les femmes et les hommes, il est attendu de ce Forum, des résultats concrets et mesurables dans 5 ans sur les thèmes comme Violence basée sur le genre, Justice et droits économiques, droits et santé sexuelle et reproductifs, Action féministe pour la justice climatique, Technologies et innovation, Mouvements et leadership féministes. C’est fort de cela que l’Ong Filles en Actions entend faire des participants au séminaire du Codiam, des ambassadrices et ambassadeurs féministes de UAF-Africa au Bénin pour le Forum.

Elles ont dit…

Jacqueline Dossou, étudiante en administration générale à l’Enam : « Jusque-là, je trouve que c’est assez édifiant. Edifiant en ce sens que cela nous permet, nous femmes de prendre conscience de notre rôle dans l’atteinte de la génération égalitaire. Ce nous permet aussi d’avoir une plus grande connaissance de nos droits et de la manière dont nous pouvons les définir. (…) Moi, mon message portait sur l’autonomie financière. J’ai invité les femmes à lutter pour leur indépendance financière parce que cela pourrait contribuer à réduire d’une certaine façon les inégalités entre hommes et femmes. J’ai écrit : ‘’Pour une génération égalitaire, femme, bats-toi pour ton indépendance financière’’. Je voudrais que ce que nous sommes actuellement en train de faire ne soit pas vain…

Marie Lalayè, Graphiste : « L’activité est très bénéfique pour nous, nous pouvons dire Non, à la violence faite aux femmes en milieu scolaire, professionnel ou associatif, et aussi lutter pour l’égalité des sexes entre hommes et femmes, pour qu’il n’y ait plus de discrimination… Pour mon message, j’ai dit ‘’Non à la violence faite aux femmes LBTQ, nous avons tous les mêmes droits’’. Il y a d’autres qui discriminent l’homosexualité surtout dans notre pays le Bénin. On veut lutter contre ça, nous sommes tous les mêmes… ; il ne faudrait pas qu’on nous mette à l’écart »

Bénie Affa : web entrepreneure et activiste pour les questions du genre « ça se passe bien, vu que pour la première journée j’étais panéliste. Je trouve que c’est une très bonne chance puisque ça s’est passé maintenant ça déjà 25 ans, donc c’est une opportunité pour nous de faire sortir nos voix. Moi j’ai abordé les questions de l’identité genre en domaine LBTQ. La plupart du temps, on est discriminé, on est stigmatisé, j’ai juste parlé en donnant des conseils parce que maintenant, la stigmatisation, heureusement c’est puni, quand on violente les LGBTQ. Je disais qu’on est tous humains, on a les mêmes droits, il faudrait qu’on s’aime entre nous pour pouvoir jouir de nos droits »

Michelle Oussou, étudiante en Anglais : « j’apprécie la convivialité, l’ambiance dans laquelle tout se passe… Je voudrais sincèrement qu’on fasse quelque chose pour lutter contre la violence faite aux femmes… »

JB

Société – Matin Libre

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