Grossesses non désirée en milieu scolaire : L’avenir en pointillé des victimes

0 4

Le secteur de l’éducation au Bénin est marqué ces dern_res années par une croissance des cas de grosseses en milieu scolaire. Au delà des chiffres qui interpellent, c’est le rêve des filles, voire leurs vies qui basculent.

“Je suis tombé enceinte a l’âge de 15 ans. C’était en classe de 5éme. C’est à la suite de mon premier rapport sexuel. C’était une période très difficile pour moi ”. Clémence Lokossou narre ainsi ses déboires qui débouchera sur un rêve brisé d’aller loin dans les études. 11 ans après cette grossesse subite, elle porte la joie d’être une mère heureuse mais le regret d’un cursus écourté. “ J’ai été obligé d’abandonner les études pour me concentrer sur ma grossesse”, note-t-elle.
Et ce n’est pas tout. Aujourd’hui, Clémence est mère de trois enfants dont deux filles et un garçon. Mais elle est encore à la charge de ses parents. “Tout ceci est dû au fait que je n’ai pas suivi les conseils de ma soeur ainée qui chez qui je vivais et qui prenait en charge ma scolaririté. Elle a considéré que j’avais fais une erreur trop grave . Elle m’a donc envoyé chez celui qui m’a enceinté. Celui ci m’a abandonné car il n’arrivait pas a supporter les charges qui s’imposait a lui. Cette grossesse a détruit mon avenir”, explique Clémence. Tout comme elle, beaucoup d’élèves subissent en silence les impacts des grossesses scolaires sur différents aspects. C’est parfois plus qu’un fardeau.

Situation préoccupante
≪9369≫. C’ est le chiffre record des cas de grossesses enregistrées en milieu scolaire durant les 05 dernières années ( 2016- 2021). En effet , au Bénin le taux de grossesse non désirée a connu une hausse importante. Selon , Patrick Makoutodé , spécialiste en santé publique ≪ 25% des filles âgées de 14 a 17 ans tombent enceintes dés les premiers rapports sexuels ≫. Et les conséquences sont difficiles à suppoerter. Les victimes devienent une charge pour leurs parents , leurs entourage . C’est aussi l’abandon scolaire , le passage de la jeune fille au statut de fille – mère . Sylvie , une jeune fille rédident à Sêtovi à Cotonou en a vécu pareille. “ J’avais 16 ans quand je suis tombé enceinte . Après mon accouchement , j’ai dû laisser l’école afin de chercher un travail pour subvenir aux besoins de mon enfant car mes parents m’ont chassé de la maison”
Pourtant, les chiffres ne cessent d’évoluer avec de nouveaux cas. L’impact réside aussi dans la perte d’estime de soi , l’abandon scolaire , le rejet par la famille , une destruction des projets de vie et le maintien du cercle de pauvreté . “Tout ceci est dû a un manque de confiance et de communication avec les parents , la liberté , la rébellion , les fausses amitiés ,.l’ignorance de l’éducation sexuelle avec les adolescents”, analyse un surveillant général d’un collège. Les organisations de la société civile sont engagées dans la sensibilisation. Mais il y a lieu de miser sur l’éducation sexuelle dans les programmes scolaires0.
Astride VALETTE & Yvette AMOUSSOU (Stags)

Fraternité

Leave A Reply

Your email address will not be published.