Iréné Agossa, Pdt RLC : « Nous avons souhaité cette rencontre »

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« Notre sentiment face à la rencontre entre Talon et Yayi est un sentiment de satisfaction et de grâce. Parce que nous avons déjà voulu de cette rencontre. Nous avons, au cours de cette campagne présidentielle passée, et après la campagne, demandé que cette campagne ait lieu dans le cadre de la restauration et de la confiance. Cela permet à ces deux hommes de régler les problèmes qui existent entre eux, et de permettre à ce que nous puissions aborder les véritables problèmes de notre pays. Nous avons inscrit cette requête dans notre programme pour que nous soyons en phase avec ce que nous avons l’habitude de faire dans notre pays.
L’autre côté, c’est de comprendre aujourd’hui qu’il faut aller au-delà de cela, et que nous ne tombions pas dans un système qui ne reconnait pas les fondements de la crise actuelle. Cette crise est liée non seulement aux problèmes de personnes, mais aussi la reconnaissance de l’ossature de la République actuelle. Il faut dire ‘’Merci” et les Démocrates qui peuvent comprendre qu’en réalité, il faut reconnaitre les lois de son pays. On peut être contre les lois de ce pays, mais il faut les reconnaitre et se soumettre à elles. Le principe réel en démocratie, c’est le fait d’aller aux élections. On ne peut pas ne pas aller aux élections et être fort en Démocratie. Le Président Boni Yayi et les Démocrates se sont mis dans une position de faiblesse. Nous avons souhaité cette rencontre, mais dans notre logique on ne serait pas à cette rencontre dans une position de faiblesse. Ils sont aujourd’hui en position de faiblesse. Et ils ont augmenté le nombre de prisonniers et d’exilés. Maintenant, ils se rendent, et ne sont plus dans la logique réelle politique. C’est bien positif, mais c’est à l’avantage total du président Talon. Nous sommes heureux que nos partenaires d’hier aient compris cela. Mais ce n’est pas fini. Parce que l’autre aspect à prendre en compte, c’est le fait que les deux sont à la base de ce qu’on appelle les démocraties de système. Yayi Boni doit reconnaitre qu’il a créé la démocratie du changement qui était une rupture démocratique. En voulant corriger la démocratie du changement, ceux-ci ont créé aussi la démocratie de la rupture qui n’est rien d’autre que la rupture démocratique. Après avoir réglé le problème, nous, à l’opposition, devons faire en sorte que le système qui consiste à créer les démocraties de système disparaisse dans notre pays, et que nous soyons dans un processus démocratique. La démocratie est universelle. Aucun système ne doit venir et créer sa propre démocratie en supposant que tout ce qui était en place était de la pagaille.
La rencontre entre Talon et Yayi ne doit pas occulter le fait que nous sommes aujourd’hui dans une démocratie de la rupture qui n’est qu’une rupture démocratique. Notre position en tant qu’opposant est claire. Nous allons restaurer la confiance en respectant les principes démocratiques. Car, il ne s’agira pas de continuer dans une République des irresponsables. Tout ce qui s’est passé dans notre pays, qui a porté atteinte aux Forces armées, aux citoyens du pays, ne doit pas être oublié, ni effacé. Il faut que la rigueur républicaine s’impose. C’est ça la construction d’une nation. Cela n’exclut pas que nous puissions nous revoir à travers un dialogue de vérité. Et que ceux qui doivent présenter leurs excuses au peuple le fassent. Et que chacun reconnaisse de son côté ce qu’on lui a reproché et ce qu’il a fait de mal »

Fraternité

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