Lutte contre la criminalité faunique: Accentuer la sensibilisation répressive pour faire reculer les trafiquants

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Plusieurs dizaines de trafiquants sont pris en flagrant délit de commercialisation de trophées d’espèces intégralement et partiellement protégées les cinq dernières années dans des communes du Bénin. Ces arrestations faites dans plusieurs communes, surtout dans la zone septentrionale du Bénin, ont connu la collaboration du Programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Bénin) qui a intensifié la campagne anti-braconnage et contre la vente illicite des trophées d’espèces protégées. Les actions des structures de lutte contre la criminalité faunique ont permis de démanteler plusieurs réseaux qui sont aux trousses des animaux sauvages que protège la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son décret d’application. Les trafiquants de faune arrêtés au cours de la période citée supra, est la preuve que malgré les sensibilisations, les lois au niveau national et les conventions que le Bénin a ratifiées, des efforts continuent d’être faits pour sauver les espèces menacées d’extinction. L’application stricte des lois peut permettre de faire reculer les trafiquants et sauver la vie au reste des espèces menacées d’extinction dans leurs derniers refuges. Au regard des produits pris pendant les cinq dernières années, il ressort que  des ivoires d’éléphants et les écailles de pangolins sont saisis en grande quantité. Or, ces deux espèces sont catégorisées en A selon la loi sur la faune au Bénin. Par ailleurs, l’éléphant et le pangolin sont sur la liste rouge de l’Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN). C’est le lieu de signaler que les dernières évaluations de cette structure mettent en évidence une diminution importante du nombre d’éléphants d’Afrique sur l’ensemble du continent. Le nombre d’éléphants de forêt d’Afrique a chuté de plus de 86% sur une période de 31 ans, tandis que la population d’éléphants de savane d’Afrique a diminué d’au moins 60% au cours des 50 dernières années.

Si malgré les dispositions juridiques existantes sur la faune, le Bénin a opté pour le vote de la loi N°2021-04 relative au commerce international des espèces de faune et de flores sauvages menacées d’extinction, il n’est plus à démontrer que le gouvernement est conscient des défis à relever pour protéger la faune sauvage et lui permettre de jouer son rôle dans la biodiversité.

Non seulement les actions du programme AALF-Bénin du réseau EAGLE Network qui appuie le gouvernement dans sa lutte contre la criminalité faunique, il y a aussi la participation active d’autres structures étatiques  grâce à qui cette lutte est menée.

 

M.M

Société – Matin Libre

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