Marché local: Le “hautement social” à l’épreuve de la cherté

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C’est depuis le premier quinquennat du président Patrice Talon que ça dure : la hausse vertigineuse des prix des denrées alimentaires. Sur le marché, c’est dans la douleur que les emplettes se font. Certains produits ont carrément doublé ou triplé de prix. Tenez ! Désormais, pour se procurer le litre d’huile d’arachide au Bénin, il faut débourser 1200 F Cfa au lieu de 600 F Cfa jadis. De 400 F Cfa, le Tapioca se vend à 1000 F Cfa le Kilo. Pareil pour le Haricot qui de 300 F Cfa est livré à 900 F Cfa. Pis, le maïs, lui, passe de 150 F Cfa à 350 F Cfa, et le gari de 150 F Cfa à 500 F Cfa. Des produits de première nécessité pourtant cultivés localement ; c’est-à-dire made in Benin. Sur les radios et dans les médias en général, ça grogne, ça crie ! Si pour l’artiste chanteur ivoirien, Kerozen Dj, le pétrole du village était devenu kérosène, pour nombre de Béninois aujourd’hui, le sachet de gari de 25 F et la boule d’Akassa de 25 F valent plus que de l’or. A tout ceci, il faut ajouter les factures d’électricité et autres taxes qui font aussi chialer.  Or, d’aucuns  ont pris l’habitude de dire que «quand le coton marche, toutes les autres cultures se portent bien». Dans un contexte où l’on a toujours chanté que la diversité des autres cultures, autre que le coton, est en marche, qu’est-ce qui pourrait justifier ces coûts salés des denrées auxquels sont soumis des ménages et familles au Bénin? N’y-a-t-il pas d’alternative pour permettre aux populations en cours de suffocation de mieux respirer ?  Pour un mandat annoncé « hautement social » par le chef de l’Etat, Patrice Talon lors de son discours d’investiture dimanche 23 mai 2021, c’est un chantier sur lequel il est très attendu par ses compatriotes. La dure réalité est qu’à l’étape actuelle, le “hautement social”  du chantre du « développement ça y est » est à l’épreuve de la cherté.

 

 Cyrience KOUGNANDE

Société – Matin Libre

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