Memp/Organisation du Cafcp et du Coup: De nouvelles mesures suggérées pour éviter les collusions et fraudes

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Le Ministère de l’enseignement maternel et primaire (Memp) à travers sa Direction des examens et concours (Dec) a organisé dans la journée d’hier, lundi 12 juillet 2021 à l’Ecole normale d’instituteurs (Eni) de Porto-Novo, un atelier de réflexion sur les conditions d’organisation et de déroulement des concours probatoires du Cafcp et du Caip. Lequel atelier répond à l’une des recommandations contenues dans le rapport de la deuxième commission d’enquêtes sur le soupçon de fraudes au concours probatoire du Cafcp, session d’octobre 2020 et qui a pour but de permettre à la soixantaine de participants pendant dix heures d’horloge, de proposer des mesures pour l’amélioration des conditions d’organisation et de déroulement des concours professionnels, au niveau de ce ministère. 

 

Après l’annulation du dernier Concours d’aptitude à la fonction de conseiller pédagogique de l’enseignement maternel et primaire (Cafcp/Emp) pour des soupçons de fraudes, les autorités du Ministère en charge de l’enseignement maternel et primaire entendent prévenir des collusions et fraudes. Ceci, en commençant par mettre en application  les recommandations des deux commissions d’enquêtes mises successivement sur pieds, pour analyser les tenants et aboutissants de cette annulation. Ainsi, l’une de ces recommandations est l’ iniciation d’un atelier de réflexion sur l’organisation et le déroulement des concours professionnels, au niveau de ce ministère. Effectif donc, l’atelier a connu la participation du Ministre de l’enseignement maternel et primaire, de cadres du ministère, d’Inspecteurs, de Conseillers pédagogiques, de Secrétaires généraux de Centrales et confédérations syndicales mais également de journalistes.

Après le mot de bienvenue du Directeur des examens et concours de l’enseignement maternel et primaire Victor Adohozin au cours de cette rencontre, le Ministre Salimane Karimou a dans son intervention remercié les participants, pour leur présence. En rappelant le contexte dans lequel intervient cette rencontre, l’autorité ministérielle a indiqué que des problèmes sont survenus, après l’organisation du Cafcp. « Ce qui a poussé le gouvernement dans sa quête permanente de transparence, à annuler ce concours. Vous n’êtes pas sans savoir tout ce qui s’est passé après cette annulation. Mais dans la sérénité, le gouvernement en allant plus loin a cherché des voies et moyens, pour permettre désormais d’éviter ces genres de situations. Donc, nous sommes là pour une séance de réflexion dans ce sens. Autrement, nous voulons aider notre pays à continuer par organiser examens, tests et concours, dans la plus grande transparence, dans la plus grande équité et dans la plus grande justice. C’est à dessein que nous avons souhaité en dehors des sachants de l’éducation que vous êtes, que nos amis de la presse puissent également participer aux débats », a déclaré le Ministre, avant de procéder à l’ouverture des travaux. A ce niveau, la Directrice de l’enseignement maternel a d’abord présenté les termes de références. Dans sa lecture, elle a décliné les objectifs mais également les résultats attendus. « L’objectif général de cet atelier est de déterminer les conditions d’implication des membres des différentes commissions dans l’organisation des concours probatoires du Cafcp et du Caip. En ce qui concerne les objectifs spécifiques,  c’est de recenser les critères pour éviter les collusions possibles, valider les critères pour éviter les collusions possibles et lister les critères et conditions retenus. Quant aux résultats attendus,  c’est de déboucher sur des critères pertinents pour éviter les collusions dans l’organisation desdits concours », a-t-elle mentionné. Place a été ensuite faite aux communicateurs qui, au cours de leurs exposés, sont revenus sur les contenus des rapports en commission, la présentation des étapes du processus d’organisation du Cafcp/Caip et les difficultés rencontrées. Après les débats, place aux travaux en sous-commissions, qui ont abouti à l’adoption d’un rapport général assorti des suggestions relatives au dégret d’implications et au critère de choix de tel ou tel acteur dans le processus d’organisations desdits examens. « Des suggestions ont été faites. Nous allons nous mettre ensemble, les membres de mon cabinet, mes collaborateurs et moi, les directeurs techniques y compris le Directeur des examens et concours, pour donner forme à tout ce que nous avons retenu ensemble. Dans les jours à venir, vous allez constater avec plaisir, l’effectivité de ce que nous avons retenu donc ensemble.  Je peux vous assurer qu’à partir de la session 2021 qui est déjà prévue pour le 21 Août et rappeler également nos malheureux candidats de l’année dernière qui se sont déjà inscrits, que les choses se passeront autrement », a conclu le Ministre Salimane Karimou qui rappelons-le, a activement participé du début jusqu’à la fin à ces travaux.

Des satisfactions…

Au sortir de cet atelier, plusieurs participants même parmi ceux qui étaient septiques ont exprimé leur satisfaction. C’est le cas par exemple de Maxime Agossou-Vè, Secrétaire général de la Centrale des syndicats leaders du Bénin (Cslb). En donnant ses impressions, il a fait savoir qu’il sort de cet atelier la tête plus ou moins bien car pour lui, tant que les recommandations ne sont pas mises en œuvre, il ne sera pas totalement satisfait. « J’ai eu l’honneur de diriger l’atelier numéro 2 et j’avoue que tout s’est bien passé. Nous avons fait des réflexions responsables, nous avons émis un certain nombre d’avis, fait des propositions pour améliorer ce qui se fait déjà pour qu’à l’avenir, plus jamais ce qui est arrivé n’arrive. En ce qui concerne mes impressions personnelles, je peux vous dire que je pars d’ici satisfait. Satisfait pour avoir discuté avec un certain nombre de personnes des problèmes de l’éducation. Parfois ces personnes ne sont pas du secteur ou du sous-secteur même de l’éduction. Discuter avec elles  m’a montré que cette journée était une journée tant attendue par toutes les couches de la société béninoise », a également déclaré Didier Idohou, Président de l’Association des inspecteurs du premier degré du Bénin.

 

J.G

Société – Matin Libre

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