Ouverture des classes dans le contexte de Covid-19 : « Il faut réfléchir… », dixit Nöel Chadaré

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Le 20 septembre prochain a été retenu pour le démarrage de l’année scolaire 2021-2022 au Bénin. Il s’agit d’une rentrée qui s’annonce inquiétante au regard de la flambée de la pandémie du Coronavirus et des risques de contamination. A ce sujet, le Secrétaire général de la Confédération des Organisation syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin), dans ses propos, a interpellé le gouvernement sur la nécessité ou non de reporter ladite rentrée, étant donné les conditions de travail accentuées par les effectifs pléthoriques et surtout la saison pluvieuse qui favorise la circulation de la Covid-19.

« Les mesures prises par le gouvernement béninois ont été des mesures conservatoires. Ce sont des mesures qui montrent que le Gouvernement se veut être prudent par rapport à la propagation du Coronavirus qui est d’une viralité dévastatrice. C’est un mal qui fait déjà trop de casses dans notre pays depuis un certain temps. Ces mesures sont donc bonnes, parce qu’il est préférable d’éviter les regroupements çà et là que de laisser les gens s’exposer. Le gouvernement a été bien inspiré en suspendant les activités festives, culturelles et autres regroupements.
Mais, si l’on doit s’en tenir à l’esprit de cette décision, le bon sens devrait amener le gouvernement à penser que nous allons assister à une rentrée à haut risque. Parce que les vecteurs de cette transmission, ce sont les élèves. Nous avons appris qu’avec le nouveau variant, les enfants peuvent également tomber malade. Quand on voit les conditions dans lesquelles nous évoluons dans les écoles, nous craignons le pire. C’est un grand risque que d’ouvrir les portes de l’école le 20 Septembre prochain si on ne prend pas les dispositions idoines.
Si on tient compte des raisons qui ont motivé cette décision du conseil des Ministres, le gouvernement devrait dire qu’on va repousser la rentrée scolaire. Le mois de Septembre est un mois de fraicheur. Vous voyez que le virus est sur un terrain fertile et circule facilement. Avec des classes à effectif pléthorique, il faut craindre le pire pour le Bénin, parce que c’est un milieu à haut risque.
Si le gouvernement maintient sa position, il faut alors un protocole sanitaire qui tienne compte de cette réalité. Il s’agit de comment gérer les entrées et les sorties, comment gérer les récréations et autres. Au Ceg Suru Léré, il y a un effectif de plus de 7.000 apprenants. Que va-t-il se passer ? Je suis inquiet, parce qu’il sera difficile de canaliser ces enfants ».
Propos recueillis par Patrice SOKEGBE

Fraternité

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