Parakou/ Dégradation avancée des rues non asphaltées par les pluies: Qui paye la facture des nuisances et dommages?

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Il est un secret de polichinelle de dire que les rues non asphaltées de la commune de Parakou sont sérieusement dégradées ceci à cause des pluies diluviennes qui s’abattent sur la ville depuis que la saison pluvieuse s’est installée. Le défaut d’entretien desdites rues par les services techniques de la municipalité de Parakou n’a fait qu’accélérer leur dégradation. Une dégradation qui n’est pas sans créer de nuisances et de dommages aux usagers de ces rues et ruelles de la cité des Koburus. Tenez, le constat de la dégradation est identique dans presque tous les quartiers de la ville. Du quartier Albarika en passant par Camp Adagbè; Kpébié; Madina; Titirou ; Sinangourou ; Banikanni ; Rose-Croix ; Ladjifarani; Banikanni ; Madjatom ; Tranza; Wansirou; Zongo; Dokparou etc…, Il est difficile de circuler librement tant pour les automobilistes, motocyclistes que pour les piétons. La mobilité urbaine relève d’un véritable parcours de combattant.

 

Les usagers contraints  d’emprunter ces différentes voies sérieusement dégradées enregistrent des dommages sur leurs autos et motos. « Je suis toutes les semaines chez le mécanicien pour réparer ma moto à cause de l’état dégradé des rues qui mènent à mon domicile, il y a des nids de poule partout », raconte Jean M’po, un habitant du quartier Tibona situé dans le premier arrondissement de Parakou. Tandis que Raouf Babio, résident au quartier Banikanni Madjatom dans le deuxième arrondissement, confie avoir changé à plusieurs reprises déjà les rotules et autres pièces de sa voiture. « J’ai été obligé de garer ma voiture et d’utiliser ma moto pour vaquer à mes occupations quotidiennes, mais là encore ce n’est toujours pas la joie », s’est-il désolé en accusant les autorités municipales d’être insensibles aux souffrances des populations. Les cas décrits par ces habitants sont légions dans la ville de Parakou avec à la clé des cas d’accidents.

La quasi-totalité des radios locales sont prises d’assaut tous les matins par les faiseurs d’opinion sur les tranches de grogne pour dénoncer l’état de dégradation avancée des voies et les nuisances enregistrées.

La municipalité rassure et promet une solution pour la fin de la saison pluvieuse

Face à cette situation déplorable qui est bien connue des autorités de la municipalité de Parakou, le maire Inoussa Chabi Zimé a, au cours d’une émission sur la radio Fraternité FM le 1er Septembre 2021, reconnu la pertinence des grognes et plaintes des populations. Il a tenté de rassurer les populations de ce que la ville n’est pas sourde à leurs préoccupations. D’ailleurs, il a indiqué que  des travaux d’aménagement de certaines voies ont été effectués dans la ville, grâce au financement reçu de la part du pouvoir central, mais qu’il reste beaucoup à faire afin de combler les nombreuses attentes, a-t-il rassuré. Il a promis aux populations que les travaux d’aménagement et d’assainissement des voies secondaires vont démarrer après la saison des pluies. Mais pendant ce temps, qui paye les nombreuses factures des nuisances et autres dommages que subissent les populations ?

Albérique HOUNDJO (Br Borgou-Alibori)

Société – Matin Libre

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