Présentation du Livre « L’heure de l’Afrique » aux médias: Khaled Igué expose sur le contenu et l’économie des médias africains

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Le banquier d’affaires et de développement Khaled Igué s’est entretenu ce jeudi 2 décembre 2021 à Semé City de Cotonou, avec professionnels et acteurs des médias. L’objectif de cette rencontre est de présenter son ouvrage « L’heure de l’Afrique » aux invités et d’aborder avec eux, deux thématiques relatives aux contenus médiatiques et à l’économe des médias, développés dans cet ouvrage de 163 pages. Sur le premier sujet, l’auteur, de nationalité béninoise a déploré une certaine pauvreté dans le contenu des médias africains en général et béninois en particulier. Dans ses explications, Khaled Igué développe que nous sommes dans une société qui regorge au jour le jour, d’importants sujets d’intérêt public. Il donne l’exemple de la Covid-19 mais également du changement climatique. Face donc à ces deux exemples, il  déplore un manque de sujets poignants, d’enquêtes à grande échelle et par conséquent de contenus médiatiques de portée internationale, de la part de ces médias africains. En opposition, l’homme dit avoir constaté que ces médias s’occupent beaucoup plus des sujets parcellaires qui, à l’écouter, ne font même pas vendre le continent. Face à cette constatation, Khaled Igué affirme en abordant le second sujet que l’économe des médias africains restera en berne, si ceux-ci doivent toujours fonctionner ainsi. Puisque, évoque-t-il, aucun investisseur séreux ne peut décider de financer le modèle économique d’un média, si ce dernier ne fait que reprendre le narratif des médias occidentaux. Car, dit-il, l’économie de l’industrie médiatique est aussi importante que celle de l’industrie agricole. « Elle n’est donc pas en marge des autres économies puisqu’elle doit s’enraciner dans tous les autres domaines. Il faut un dialogue entre acteurs et décideurs, pour donner une place capitale à l’industrie médiatique en Afrique et au Bénin. Pour cela, il faut d’abord changer nos contenus en refusant de copier les autres. Nous avons besoin de renverser les valeurs, d’où l’engagement et le rôle des médias. Que les médias africains accompagnent donc le narratif africain à travers des recherches, des enquêtes et une certaine indépendance, s’ils veulent se faire une place et avoir une économie solide », a-t-il expliqué. Malgré les difficultés, reconnaît-il, l’auteur en tournée de promotion de son livre au Bénin a insisté sur la qualité des productions, gage pour lui, d’une attention particulière des mécènes modèles économiques, aux médias.

 

J.G

Culture – Matin Libre

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