Production de jus d’ananas, d’orange et purée de tomate : 3 usines mises en concession, bonus au climat des affaires !

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Incontestablement, c’est la grosse information du Conseil des ministres d’hier. Trois usines de transformation de trois denrées alimentaires massivement produites au Bénin à savoir l’ananas, l’orange et la tomate et qui, faute de débouchés pourrissent souvent dans les champs, ont été mises en concession par le gouvernement. D’après les précisions faites par l’Exécutif, le second appel d’offres aurait permis de retenir les sociétés Caj Engineering Sarl et Orana S.A et ainsi sauver ces trois usines restées aux arrêts depuis 2015 de la ruine et des véritables pertes pour le contribuable. Car, entre des usines pour décorer l’environnement et des concessionnaires, qui paient des redevances à l’Etat, quoique n’ayant pas misé autant que l’auraient souhaité les gouvernants pour s’octroyer le droit de faire tourner les machines chèrement acquises, il n’y a pas à réfléchir longtemps. Ce qui est sûr, sur le plan de l’emploi, de l’encouragement des producteurs d’ananas, d’orange et de tomates et même de la distribution des produits qui seront issus des usines, ces mises en concession sont une aubaine.
En somme, sur toute la chaîne c’est-à-dire de la mise à disposition de la matière première, à la consommation des jus d’ananas, d’orange et de la purée de tomate en passant par la production dans les usines, un engouement autour de toutes les affaires qui en découleront se créera. Du moins, ce ne sont pas les populations de Kpomassè, où la tomate produite pourrit à chaque saison dans les champs, de Za-Kpota, obligées de brader leurs oranges pour éviter le pire et d’Allada, espérant toujours que la Providence fasse que les Nigérians viennent à leur secours qui vont s’en plaindre. Par ailleurs, « un tien vaut mieux que deux tu l’auras ». Cela suppose qu’il était vraiment temps que le gouvernement se penche sur le sort de ces trois usines qui jadis avaient nourri beaucoup d’espoir notamment parmi les jeunes sans emploi des trois localités concernées et tranche favorablement pour les mises en concession.

Priorité aux Béninois
Cependant, l’occasion est belle de rappeler au gouvernement que d’autres usines également laissées à leur triste sort notamment celle de la transformation en jus de mangue de Natitingou attendent d’avoir cette chance d’être mises en concession. L’autre aspect qui n’est pas sans intérêt, c’est celui relatif à l’écoulement des différents produits sur le marché béninois. Pour exemple, l’expérience de l’usine de Savè, productrice de sucre n’est pas sans rappeler qu’entre la transformation d’une matière première au Bénin et la possibilité de pouvoir facilement s’en procurer, il y a un grand fossé. Alors, il serait aussi judicieux qu’après la mise en concession et aux étapes de la transformation et de la distribution, le consommateur béninois ne soit pas totalement mis entre parenthèses au détriment des marchés étrangers. De toute façon, d’autres mises en concession d’usines abandonnées et qui, sans aucun doute donneraient un nouveau souffle au climat des affaires, les populations qui peinent à joindre les deux bouts en redemandent. Enfin, il est à espérer que la dynamique qui consiste à libérer les usines et les faire à nouveau vrombir ne s’arrête pas en si bon chemin.

Fraternité

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