Rencontre entre le Chef de l’Etat, les maires et les Préfets : L’acte 2 de la décentralisation s’annonce beau

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La décentralisation a de beaux jours devant elle. Avec la réforme en cours et prônée par le Chef de l’Etat, le président Patrice Talon, les citoyens béninois toucheront désormais du doigt les dividendes de la décentralisation. Un souhait cher au chef du gouvernement béninois qui entend partager avec les élus communaux, municipaux et autorités préfectorales, le contenu de la réforme des collectivités territoriales. Ainsi, le rendez-vous historique de ce matin se déroulera au Palais des Congrès de Cotonou et marque un pas décisif vers l’acte 2 de la décentralisation dans notre pays.
En prélude à cette séance d’échanges, le maire de la ville de Cotonou, Luc Sètondji Atrokpo, président de l’Association nationale des communes du Bénin a été reçu hier à la Marina par le président de la République. Occasion pour lui, de rassurer son excellence Patrice Talon de la bonne préparation des assises de ce jour. En effet, il sera présenté aux préfets et maires ainsi que leurs adjoints et les présidents des commissions permanentes des assemblées locales, les travaux du Comité de réforme des collectivités territoriales tels que validés par le Gouvernement. L’objectif de cette réforme profonde dans les communes, apprend-on, est d’améliorer leur contribution au développement et à la démocratie dans nos territoires.
Une nouvelle ère s’ouvrira donc à partir du 1er janvier 2022, date d’entrée en vigueur de l’acte 2 de la décentralisation. Faut-il le souligner, le bilan dressé par les acteurs de la décentralisation au Forum Bilan des 12 ans de la décentralisation tenu les 06 et 07 octobre 2015 au Palais des congrès de Cotonou est sans appel : « La démocratie locale est en marche mais est stérile, car uniquement prévue dans les textes et absente de la vie quotidienne des citoyens. Le bonheur local peine à couronner les divers efforts consentis par l’Etat, les Partenaires Techniques et Financiers et les communes au cours de ces dernières années pour relever le niveau de vie des populations ». Ce diagnostic repris par le gouvernement met l’accent sur « les contre-performances relevées et qui sont dues à plusieurs facteurs structurels dont la forte politisation des nominations aux fonctions techniques et administratives des mairies. Ce qui entrave la promotion d’une culture administrative moderne et professionnelle. De même, les recrutements de personnels ne tiennent pas souvent compte de la compétence ni des besoins réels des mairies. Ainsi, en général, nos communes ne disposent pas de cadres ayant des compétences en adéquation avec les exigences techniques des postes qu’ils occupent. En outre, malgré les sessions de renforcement de capacités et les contrôles assortis de sanctions, la mauvaise gouvernance persiste et des dysfonctionnements sont notés dans le processus de passation des marchés publics locaux. Aussi, les communes rencontrent-elles des difficultés dans la mobilisation de ressources propres et connaissent, pour la plupart, des insuffisances dans la planification budgétaire ».

Fraternité

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