Rencontre wasexotweetup: Le code du numérique en débat

0 0

La Web radio privée Crystal News, en partenariat avec Wanep Bénin et l’Association des Blogueurs du Bénin, a organisé une séance de sensibilisation sur le code numérique, doublée d’un plaidoyer en faveur de la révision dudit code, en vue de permettre la liberté d’expression au Bénin. Les travaux se sont déroulés samedi 2 octobre 2021, à l’Infosec de Cotonou.

 

Dénommé #wasexotweetup, l’initiative procède selon les propos de Virgile Ahouansè, agissant au nom des organisateurs, de la volonté de servir l’information « objective » au public. Initié par Crystal News en partenariat avec l’Association  des Blogueurs du Bénin, avec le soutien de Osiwa et de Wanep Bénin, le projet  #wasexotweetup, né dans le contexte de l’élection présidentielle de 2021, vise à l’en croire, à contribuer à plus d’ouverture en matière d’information du public. Selon les propos du directeur de l’information de Crystal News, placée sous le thème : « Code du numérique au Bénin : quelles  garanties pour la liberté d’expression ? », l’activité a pour objectif de favoriser des échanges sur les défis liés au code du numérique et des plaidoyers en vue de la relecture dudit code.

Communication

Pour coller au thème de la rencontre, une communication a été conjointement présentée par Wenceslas Mahoussi, Enseignant chercheur en information et en communication et Atman Baouba, membre de l’Association des Blogueurs du Bénin, sous la modération de la blogueuse Mariamar Conon. Il en ressort, que  le numérique est une matière comme toute autre, qui nécessite une réglementation en tant que secteur objet de droit. Et le Bénin,  faisant partie des pionniers,  s’est doté d’un arsenal juridique consolidé qu’est le code du numérique. A en croire les communicateurs, l’initiative du code du numérique procède du constat selon lequel, les citoyens béninois font usage de terminaux smartphones pour interagir sans un minimum de formation en vue de faire la part entre l’information brute  et l’information qui mérite d’être traitée par un journaliste pour être diffusée. Ce qui laisse libre cour  aux abus, aussi bien à l’endroit du citoyen lambda que des autorités, faisant de l’internet, un domaine de non droit. Cependant selon leurs propos, si le code du numérique est un instrument indispensable pour réguler le secteur, il n’en demeure pas moins que son application sans un minimum de sensibilisation, en fait une menace, qu’un instrument de protection, avec à la clé, des emprisonnements de web activistes, de blogueurs, d’influenceurs et de journalistes. En cause, l’article 550, notamment le chapitre 9 qui traite des contenus abusifs et des infractions de presse en ligne. Un article qui assimile les blogueurs, les journalistes, les influenceurs et autres acteurs du web à des cybercriminels. Pour éviter de tomber dans le piège de cet article, il est conseillé aux blogueurs, web activistes et influenceurs, de verser leurs informations brutes aux journalistes pour traitement et diffusion sur les réseaux. Ils conseillent par ailleurs, pour identifier les fausses informations ou fake news,  d’observer le recul informationnel, pour vérifier la véracité de l’information et pour ce faire, d’identifier la source, l’auteur et la date de publication.

Les communicateurs ont pour finir exhorté les décideurs à l’action  pour faire en sorte que cet instrument qu’est le code du numérique ne soit pas une épée de Damoclès qui pèse sur la tête des journalistes et des citoyens en général et ce, en procédant à sa relecture.

 

Thomas AZANMASSO

Société – Matin Libre

Leave A Reply

Your email address will not be published.