Reprise imminente des classes : La galère de la rentrée

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Elle fut effective hier dans plusieurs établissements scolaires. La pré-rentrée des classes effectuée tout juste hier a annoncé les couleurs de l’année académique 2021-2022. Plus que quelques jours et la grande communauté scolaire sera à nouveau réunie pour 9 longs mois de travail. Les vacances, temps de répit, de loisirs et de récupération, sont finies. Dans les écoles et les ménages, chacun s’affaire afin de répondre présent au rendez-vous de la rentrée scolaire fixée au lundi 20 septembre prochain. Outre les apprenants, les enseignants, le personnel administratif des écoles et les vendeurs de fournitures et d’articles scolaires, ce sont les parents qui se retrouvent être au four et au moulin durant toute l’année scolaire. S’il est vrai que c’est un devoir de scolariser sa progéniture, s’il est encore plus vrai que c’est une fierté pour les parents de voir leurs enfants briller à l’école et réussir dans la vie, il n’en demeure pas moins que le prix à payer pour parvenir à cette fin est élevé.
En effet, ce n’est pas une partie de plaisir pour les parents d’élèves d’affronter les défis d’une nouvelle année scolaire. Cette fois-ci, le stress lié à la mobilisation des ressources financières pour la rentrée des classes est encore plus lancinant. Les fournitures scolaires coûtent les yeux de la tête et la liste des exigences des écoles notamment privées ne cesse de s’allonger. L’obligation des factures normalisées faite aux écoles a engendré comme corollaire l’augmentation des frais de scolarité. Déjà qu’en temps normal, il fallait se saigner pour s’en acquitter, cette hausse généralisée plonge les parents dans une dépression qui ne dit pas son nom. L’acquisition des uniformes scolaires, les frais de cantine et autres sont des fardeaux supplémentaires que les géniteurs supportent dans la résignation.
Comme si cela ne suffisait pas, il leur faut encore s’offrir les services de répétiteurs dont les honoraires sont de plus en plus élevés. L’autre galère subie au quotidien par les parents, c’est le transport de leurs enfants, surtout les plus jeunes. Dès la reprise des cours, les sempiternelles corvées reprennent. Sauter au pied du lit à l’aube, réveiller et apprêter les enfants, les faire manger, les déposer à l’école sont le lot de la plupart des parents. A la sortie des cours, il faut chercher les enfants, les ramener à la maison, s’assurer que les devoirs sont faits et les leçons apprises. Tous les jours, pendant 9 mois, les chefs de ménages sont astreints à cette galère qu’il gère en intelligence avec leurs occupations professionnelles.
Si les grandes vacances ont permis aux parents de souffler, ils devront à présent faire face aux multiples exigences de l’année scolaire. A partir de lundi prochain, la folle course contre la montre reprend et va durer de longues semaines. Seule consolation de tous ces innombrables sacrifices : la réussite des enfants.
L’autre grand souci lié à la reprise des classes, la pandémie de la Covid-19, cet ennemi invisible qui ne cesse de faire des ravages. Si en général, les plus jeunes en sont relativement épargnés, leur statut de porteurs sains expose les parents à qui ils peuvent facilement transmettre le virus. Les gestes barrières ne pouvant être observés à la maison, la hantise des géniteurs ne fera que s’accroître.

Fraternité

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