Respect des droits humains dans les bars et restaurants: Amnesty outille les filles serveuses

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La Direction départementale des affaires sociales de l’Atlantique a organisé, avec le concours d’Amnesty International Bénin, un atelier de renforcement des capacités d’auto-protection des filles serveuses dans les bars et restaurants contre les violences. La présente formation s’est déroulée mardi, 17 août 2021 dans les locaux de la mairie d’Abomey-Calavi. 

 

Amnesty International Bénin et la Direction départementale des affaires sociales de l’Atlantique se préoccupent des droits des filles serveuses dans les bars et restaurants. A travers la présente formation, les filles serveuses, venues de plusieurs localités de la commune ont été outillées sur leurs droits, les mécanismes de protection de leurs droits. Pour la Directrice départementale des affaires sociales, Nadège Ahoga Codo, les filles serveuses sont exposées à des réalités déplorables sur leur lieu de travail. A l’en croire, celles-ci subissent des violences qui les chagrinent et cette initiative vise à leur donner les armes nécessaires pour se défendre et faire respecter leurs droits. Car, elles ont aussi droit à une protection sociale, poursuit-elle. Très ravie de la tenue effective de l’atelier, elle s’est acquittée d’un devoir de reconnaissance à l’endroit d’Amnesty pour son engagement pour la protection des droits humains. A l’occasion, les cibles n’ont pas manqué d’évoquer les difficultés liées à leur travail notamment des risques de défalcation sur salaire pour quelconque manquement, des clients qui viennent sans payer.  Exposées aux préjugés car perçues comme des prostituées ou des femmes de mœurs légères, des attouchements déplacés de certains clients, elles estiment vivre le calvaire. Pour le directeur exécutif d’Amnesty International Bénin, Dieudonné Dagbéto,  celles-ci sont des personnes vulnérables, constituent une masse critique de la population au regard de ce qu’elles vivent quotidiennement. “Il était important que nous appuyons cette initiative de la direction départementale”, précise-t-il. Il était donc question de les écouter, leur faire connaître leur droit et voir dans quelle mesure leur apporter un appui chaque fois que leurs droits sont violés. Amnesty entend renforcer sa présence aux côtés de ces dernières pour le respect et la protection de leurs droits. Les filles serveuses ont été surtout invitées à s’orienter vers le centre de promotion sociale pour se faire écouter et bénéficier d’une meilleure assistance. Une initiative qui débouchera sur des actions concrètes en faveur de la protection des droits de ces dernières.

A B 

Société – Matin Libre

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