Santé : Une vingtaine de sages-femmes formées sur le mentorat clinique à Bohicon

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Vingt-huit (28) sages-femmes, venues des départements du Zou et des Collines, ont suivi du lundi au vendredi, à l’hôtel « La Majesté » de Bohicon, une formation sur le mentorat clinique des mentors des départements du Zou et des Collines, à l’initiative du ministère de la santé.

Pour le directeur adjoint de cabinet au ministère de la santé, Dr Eléonore Gandjèto, le but ultime poursuivi par le mentorat clinique des Sages-femmes, est de contribuer à la réduction des ratios de mortalité et de morbidité maternelles, néonatales et infantiles, par l’amélioration de la qualité des soins offerts par des prestataires compétents engagés et consciencieux, œuvrant dans le domaine des soins maternels, néonatals et infantiles.
Il a souligné que l’« Enquête SARA 2018 montre une faible disponibilité de personnel qualifié et formé pour l’offre des soins obstétricaux et néonatals de base et complet, dont les résultats des supervisions formatives de 2018 à ce jour ,ont révélé plusieurs dysfonctionnements, dont l’insuffisance de compétences dans la mise en œuvre des directives de soins obstétricaux et néonatals au niveau des prestataires de soins. Toute chose qui, a-t-il poursuivi, s’induisent négativement sur la réduction des mortalités maternelles, néonatales et infantiles.
C’est donc au regard de ces dysfonctionnements que l’Agence nationale des soins de santé primaires, a proposé la nouvelle approche d’accompagnement dénommée le mentorat clinique, a-t-on expliqué.
Mieux, dans son discours inaugural, Mme Eléonore Gandjèto, a salué les innovations périodiques qu’opèrent ces « braves femmes » pour le bien-être des populations béninoises en général, mais surtout celui de la mère et de l’enfant en particulier.
Le mentorat clinique des sages-femmes, renseigne-t-on, est une nouvelle approche initiée et expérimentée depuis une dizaine d’années, dans certains pays de la sous-région, pour pallier aux insuffisances notées au niveau de la formation de base et renforcer les connaissances, aptitudes et pratiques des prestataires, en vue d’améliorer la qualité des soins obstétricaux et périnatals dans le cadre de la réduction de la morbidité et de la mortalité maternelles.
En vue de la couverture du territoire national, il est prévu une deuxième phase de la formation, qui prend en compte les médecins coordonnateurs des zones sanitaires et les sages-femmes et infirmières des départements de l’Atlantique, du Littoral, de l’Ouémé, du Plateau, du Zou et Collines.
Source : ABP

Fraternité

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