Situation sécuritaire dans le Sahel et hésitation de la France : Avec des armées mal aguerries, ça craint face au terrorisme dans la sous-région

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Du mal au pire… Au mieux des cas, le Mali en particulier et le Grand-Sahel s’embarquent dans l’inconnu en ce qui concerne la sécurité des personnes et des biens dans la sous-région. Après le dernier coup d’Etat du Colonel Goïta Assimi suivi du retrait des troupes de l’armée française du Mali puis les massacres des terroristes au Burkina-Faso, sans vouloir être un oiseau de mauvais augure, il faut réellement craindre des jours sombres dans bon nombre de pays du Grand-Sahel. Avec l’assistance technique et militaire de l’armée française face aux groupes djihadistes, ce n’était déjà pas facile. D’ailleurs, avant l’épisode du coup d’Etat et du retrait de la septième puissance militaire du Mali, combien d’attaques n’ont pas été perpétrées contre les paisibles populations. C’est dire que la présence française dans le Grand Sahel et l’appui dont les différentes armées nationales bénéficient ne suffisent peut-être pas mais ne sont pas inutiles dans la lutte contre le terrorisme et l’installation de l’anarchie visée par les fous de Dieu. La preuve, sans l’intervention de François Hollande pour stopper l’avancée des djihadistes sur Bamako, il serait actuellement question d’une histoire répugnante.
C’est pourquoi, en dépit des suspicions et des griefs contre la France, dans l’intérêt de la paix dans le Grand-Sahel, il serait judicieux d’aplanir les divergences et de faire front contre l’ennemi commun qui ne se gênerait pas pour profiter d’un cafouillage sécuritaire. Devant cette triste réalité, il est clair que Emmanuel Macron, le successeur de François Hollande ne prend pas en compte l’ampleur de la situation actuelle et des enjeux non seulement sécuritaires mais aussi socioéconomiques qui vont au-delà du Grand-Sahel. Alors, la situation qui se présente aux alliés contre le terrorisme dépasse largement les réactions émotives des uns et des autres pour ou contre le coup d’Etat au Mali. Car, l’ennemi n’a que faire de qui est au pouvoir. Qu’il s’agisse de IBK, de Goïta ou qui sais-je encore, il mettra tout en œuvre pour frapper et le lourd tribut, ce sont généralement les pauvres populations qui le paient.

Au Bénin, redoubler de vigilance !
Aujourd’hui, avec le vide que laisse derrière elle la France sur le plan de la lutte contre le terrorisme dans le Grand-Sahel, ce sont des États comme le Mali, le Niger, le Burkina et plus encore le Benin et le Togo qui, malheureusement, se retrouvent presque face à face avec des individus sur lesquels la civilisation n’a plus prise. En témoigne, la dernière horreur signée d’eux au Burkina-Faso. Cela suppose que dans la quête d’une victoire contre les djihadistes, aucune place ne doit être laissée aux réactions émotives et aux intérêts égoïstes. C’est donc une erreur qu’au vu de la situation au Mali, le président français Emmanuel Macron s’emporte et retire ses troupes. Le mieux à faire, c’est d’apprendre de ses erreurs, de poser les vrais problèmes et ensemble, réfléchir à trouver des solutions idoines à la crise et, au plus vite, circonscrire le mal. Sinon, ne soyons pas surpris qu’à l’allure où vont les choses, le pire n’advienne. Déjà, imaginons que les armées de nos différents pays à l’instar du Bénin et du Togo soient laissées à elles-mêmes. Il va sans dire qu’elles auront d’énormes difficultés à triompher face à une guerre asymétrique.
De toutes les façons, un petit regard dans le rétroviseur et, il est facile de se rendre compte que si nous prenons le Benin, en dehors du 16 janvier 1977, nos troupes n’ont engrangé aucune autre vraie expérience. Au Togo, ce n’est presque jamais arrivé à l’armée de réellement tester sa capacité à défendre ses positions. Si leurs premières expériences seront contre les fous de Dieu, ça craint vraiment. En définitive, nos Chefs d’Etat notamment les présidents Patrice Talon et Faure Gnassingbé ne doivent pas continuer de détourner le regard sur ce qui se passe en matière sécuritaire dans les pays voisins. Sans aucun doute, le Burkina a, à un moment ou un autre, failli en matière de sécurisation de son territoire. Au Bénin, pour ce qui nous concerne, sachons que nous ne serons pas l’objet d’une éternelle exception. Et donc, aidons davantage les autres dans la réflexion à contrer les djihadistes mais en plus, anticipons sur toute éventualité. Avec les fous de Dieu, il vaut mieux ne pas se faire surprendre.

Fraternité

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